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Pratiquer une activité physique régulière

Activité physique : quels bénéfices contre les cancers ? Quelles pratiques ? La pratique régulière d’une activité physique adaptée est bénéfique pour la santé. Elle réduit notamment les risques de cancer et a une action positive pendant et après la maladie. Apprenons donc à identifier les activités qui pourront nous aider à bouger au quotidien.

Les bienfaits de l’activité physique

Une activité physique est indispensable pour maintenir un bon état de santé. Des études scientifiques ont montré son apport dans la réduction des risques de cancer, mais aussi pendant et après la maladie.

L’activité physique correspond à tout mouvement qui produit une augmentation marquée de la dépense d’énergie par rapport au repos. Elle ne se réduit donc pas à l'activité sportive, mais concerne tous les mouvements du quotidien : marche, jardinage, ménage, etc. De nombreuses études scientifiques ont établi le bénéfice d'une activité physique régulière sur l’état de santé. Elle permet d’agir positivement sur l’évolution de diverses pathologies : maladies cardio-vasculaires, diabète, ostéoporose... et aussi le cancer.

Avant un cancer

L’activité physique diminue le risque de cancer du côlon de 18 % chez l’homme et de 20 % chez la femme, mais aussi le risque de cancer du sein (de 21 %) en particulier après la ménopause et de cancer de l'endomètre (26 %)1. Ce bénéfice, qui pourrait s’avérer encore plus important, concernerait également d’autres cancers (prostate, poumon, ovaire, rein, pancréas et mélanome).

Le saviez-vous ?
Environ 40 % des cas de cancers sont évitables2, car associés à des facteurs de risques comme le tabac, l’alcool, certaines infections, mais aussi des « mauvaises habitudes » comme une alimentation déséquilibrée ou la sédentarité.

 

Pendant et après le cancer

Pendant le traitement (et dès le début lorsque cela est possible), une activité physique régulière contribue à une meilleure qualité de vie des malades, même lorsque ceux-ci n’en pratiquaient pas auparavant. En effet, elle réduit la fatigue, les épisodes dépressifs, améliore le sommeil et l’image du corps. Elle diminue le risque de sarcopénie (diminution de la masse musculaire), qui peut augmenter la toxicité des chimiothérapies. En améliorant la tolérance aux traitements, en diminuant leurs éventuels effets secondaires et grâce à son impact positif sur le moral, l’activité physique permet un meilleur respect de leur suivi. Enfin, l’activité physique a également un impact bénéfique après le traitement. Et, comme cela a été montré dans les cas des cancers du sein, de la prostate et des cancers colorectaux, elle diminue aussi le risque de récidives et améliore les chances de guérison. Le risque de décès suite à un cancer colorectal est ainsi diminué de près de 40 % grâce à l’activité physique3.

Pourquoi c’est bon pour la santé ?

L’activité physique joue un rôle positif dans la prévention des cancers et dans la vie des patients atteints par la maladie. Plusieurs mécanismes biologiques sont impliqués, et font l’objet d’études scientifiques :
- l’activité physique permet de prévenir le surpoids et l'obésité, des facteurs de risque connus de certains cancers, pouvant également accroître le risque de récidive ;
- elle module la production de certaines hormones et de facteurs de croissance, comme l'insuline, l'IGF-1 (impliquée dans l’équilibre de la densité osseuse), la leptine et l’adiponectine (sécrétées par les cellules graisseuses) ;
- la pratique d’une activité physique stimulerait le système immunitaire, favorisant ainsi les défenses naturelles contre les cellules cancéreuses ;
- elle accélère le transit intestinal, réduisant l’exposition de la muqueuse digestive aux agents cancérigènes alimentaires.

Bougez !

Pour inciter le plus grand nombre à pratiquer une activité physique régulière et adaptée et ainsi réduire son risque de cancer, les organismes de santé ont établi des recommandations.

La prévention en matière de nutrition et d’activité physique a été impulsée en 2001 avec la mise en place du Programme national nutrition-santé (PNNS). Cet effort s’est poursuivi avec la publication en 2009 des recommandations de l'Institut national du cancer (INCa) et du réseau NACRe (Réseau National Alimentation Cancer Recherche) : elles concernent la pratique quotidienne de l’activité physique, qui vise à prévenir le risque de cancer et de façon globale, à maintenir et améliorer l’état de santé.

  • Limiter autant que possible les activités sédentaires (ordinateur, télévision, etc.) ;
  • chez l’adulte, pratiquer au moins 5 jours par semaine au moins 30 minutes d’activité physique d’intensité modérée, comparable à la marche rapide, ou pratiquer 3 jours par semaine 20 minutes d’activité physique d’intensité élevée, comparable au jogging ;
  • chez l’enfant et l’adolescent, pratiquer un minimum de 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité modérée à élevée, sous forme de jeux, d’activités de la vie quotidienne ou de sport.

N’hésitez pas à consulter le site Internet www.mangerbouger.fr qui présente plusieurs outils et repères.

D’après le baromètre santé 2008 de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), 42,5 % des 15-75 ans atteignent un niveau d’activité physique d’une durée et d’une intensité suffisantes pour entraîner des bénéfices pour la santé. Si les hommes sont une majorité (51,6 %) à atteindre ce niveau favorable à la santé, seule une femme sur trois (33,8 %) y parvient.

… après la maladie, aussi

Après la maladie, les médecins recommandent la pratique d’une activité physique, qui doit être adaptée à l'état de santé de chaque personne. Cette activité physique permet en premier lieu de lutter contre le « déconditionnement physique », une diminution de la performance physique liée à la maladie et aux traitements. Pratiquée en groupe, quel que soit l’âge, elle renforce également les liens sociaux et permet de se sentir moins isolé.

L’activité physique adaptée est bénéfique et n’entraîne pas de douleur : par exemple, en cas de cancer du sein, des mouvements adaptés du bras n’ont pas d’impact négatif sur un éventuel lymphœdème (le syndrome du « gros bras »).

La Haute Autorité de santé a reconnu en 2011 l’activité physique comme une option thérapeutique non médicamenteuse, justifiant ainsi pleinement son intégration dans le parcours de soins des patients. De nombreux centres de prise en charge proposent ainsi des programmes d’activité physique adaptée, dispensés par des professionnels formés à l'éducation thérapeutique du patient (n’hésitez pas à consulter le site Internet de l’association CAMI Sport et Cancer, structure spécialisée dans l’activité physique et sportive en cancérologie et dédiée aux personnes en traitement ou en rémission. Ces programmes peuvent être pris en charge par l'Assurance maladie. Ces programmes sont adaptés à chaque patient, selon ses capacités et ses souhaits, et en tenant compte de sa pathologie :

  • le type d’activité : en groupe ou en séance individuelle, accompagnée par un éducateur sportif ;
  • l’intensité et la fréquence : un effort suffisant, ni trop fort ni trop faible, progressif et régulier (il est recommandé de participer plusieurs fois par semaine).

Quelles activités exercer ?

Selon le World Cancer Research Fund International, toute activité qui fait battre le cœur un peu plus rapidement et fait respirer un peu plus profondément est bénéfique, en prévention ou pendant les traitements. Les différents types d’activités physiques que l’on peut pratiquer sont le plus souvent classés selon leur degré d’intensité.

Activités légères

  • se doucher, faire son lit, cuisiner
  • marche lente, yoga, jeu de quilles
  • tondre le gazon, conduire

Activités modérées

  • passer l’aspirateur, cirer le parquet, nettoyer des meubles
  • marche dynamique (au moins 2,5 km en 30 minutes), bicyclette, tennis de table
  • taille des arbustes, pêche à la ligne, courir avec des enfants

Activités soutenues

  • course à pied, tennis, corde à sauter
  • arts martiaux (karaté ou judo)
  • scier du bois, danse


Pour en savoir plus sur la prévention nutritionnelle des cancers consultez le site du réseau NACRe (réseau National Alimentation Cancer Recherche)

(1) C.M. Friedenreic et al. State of the epidemiological evidence on physical activity and cancer prevention. European Journal of Cancer. 2010;46(14):2593-604.
(2) British Journal of Cancer, 2011:105(S2).
(3) G. Des Guetz et al. Impact of physical activity on cancer-specific and overall survival of patients with colorectal cancer. Gastroenterol Research and Practice. 2013: 340851.

Ce dossier a été élaboré avec le concours de Jean-Marc Descotes, co-fondateur de l'association CAMI Sport et Cancer 

Dernière mise à jour : 08-08-2016

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