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Réduire la consommation d'alcool

Pour réduire son risque de cancer, il est recommandé de limiter sa consommation de boissons alcoolisées, non seulement en termes de quantité, mais aussi en termes de fréquence.

 En 2007, le nombre de cas de cancers liés à l’alcool était évalué à 10,8% des cancers masculins et 4,5% des cancers féminins. L’alcool représenterait ainsi la deuxième cause de mortalité évitable par cancer en France. En effet, la consommation d’alcool augmente les risques de cancer des voies aérodigestives supérieures (VADS), du larynx, de l’œsophage, du foie ou du côlon. Elle serait aussi impliquée dans les cancers du sein ou de la prostate. 

Le lien entre alcool et cancer s’explique par quatre phénomènes principaux : 

Il est directement irritant pour les muqueuses de la bouche ou de la gorge avec lesquels il rentre en contact lors de sa consommation
Il est dégradé par l’organisme en une molécule à risque cancérigène (l’acétaldéhyde) qui agirait sur certaines cellules pour donner des cellules tumorales
Il entraîne une inflammation et une fibrose du foie qui limitent le fonctionnement normal de l’organe et qui peuvent conduire au développement d’un cancer (hépatocarcinome)
Il augmente le taux d’hormones sexuelles circulantes (ex : estrogènes) qui ont elles-mêmes une influence sur la survenue de cancer ; ceci semble principalement démontré dans le cancer du sein, via l’augmentation des taux en estrogènes.

Le risque de cancer lié à l’alcool ne dépend pas de la nature de l’alcool mais de la quantité d’alcool pur (éthanol) que contient chaque verre. Ainsi, un verre de vin (12 cl), de bière (25 cl) ou de digestif (4 cl) expose au même risque, car ils contiennent chacun 10 g d’alcool pur environ.

Le risque de cancer augmente progressivement avec la quantité consommée par les individus. Par exemple, le risque de cancer des VADS est multiplié par 1,4-1,7 en dessous de quatre verres par jour mais il est multiplié par 4,2 à 12,6 dès que la consommation est supérieure. 

Les mesures de prévention individuelles 

Il est recommandé à titre individuel de limiter la quantité d’alcool consommée ainsi que la fréquence à laquelle elle est consommée. Ceci permet de se préserver contre les risques de cancer mais aussi contre les risques liés à d’autres maladies.
Les femmes apparaissent plus vulnérables aux effets de l’alcool que les hommes, pour un même volume d’alcool. Aussi, on recommande une consommation maximale de deux verres d’alcool par jour chez la femme et de trois verres chez l’homme. 
En raison des risques pour l’enfant à naître, les femmes enceintes doivent s’abstenir de toute consommation d’alcool. 

Les mesures de prévention institutionnelles 

Si elle a nettement diminué depuis les années 1960, la consommation française d’alcool se classe au sixième rang mondial : elle est aujourd’hui de 12,7 litres d’alcool pur par personne de plus de 15 ans et par an. Les pouvoirs publics restent donc mobilisés pour réduire la consommation moyenne de la population.

 Ainsi, le Plan Cancer 2009-2013 prévoit : 

d’augmenter l’information et la sensibilisation des populations sur les liens -souvent méconnus- qui existent entre alcool et cancer ;
de limiter l’offre accessible aux mineurs ;
d’améliorer l’étiquetage pour mieux informer le grand public sur les quantités d’alcool contenues dans les différentes présentations de boissons alcoolisées ;
de renforcer l’aide aux personnes en difficultés avec l’alcool.

Alcool +  Tabac : une bombe à retardement 

L’association du tabac et de l’alcool a un effet synergique sur le risque de cancer du larynx, de l’oesophage ou des voies aérodigestives supérieures : en d‘autres termes, une personne qui consomme régulièrement les deux substances présente un risque de cancer nettement supérieur à la simple addition des risques de chacune des deux substances consommées seules. Ainsi, pour des consommations élevées de tabac (>2 paquets/jour) ou d’alcool (>8 verres/jour), le risque de cancer de l’œsophage est multiplié respectivement par 5 et par 18. Lorsqu’une personne combine les deux produits, son risque de cancer est multiplié par 45. 

Pour en savoir plus sur le Plan national nutrition santé

Pour en savoir plus sur la prévention nutritionnelle des cancers consultez le site du réseau NACRe (réseau National Alimentation Cancer Recherche).

Voir aussi l’avis du Haut conseil de la santé publique relatif aux recommandations sanitaires en matière de consommation d’alcool

Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr. Aimery de Gramont, chef du service d'oncologie médicale à l'Hôpital Saint-Antoine (Paris)  

Crédit photo : iStockPhoto

Dernière mise à jour : 12-03-2015

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20160421 depliant prevention Pour en savoir plus, téléchargez le dépliant La prévention au quotidien

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