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La Fondation ARC remet 360 000 euros au professeur Florence Joly (Centre François Baclesse, Caen) pour la réalisation de l’étude Vivrovaire II

La Fondation ARC pour la recherche sur le cancer a remis aujourd’hui une subvention de 359 852 euros attribuée dans le cadre d’un appel à projet « Programme labellisé Fondation ARC » au professeur Florence Joly du Centre de Lutte Contre le Cancer François Baclesse pour l’étude VIVROVAIRE II.

VIVROVAIRE II étudie l’impact de la chimiothérapie sur la santé et la qualité de vie des femmes traitées pour un cancer de l’ovaire rare. « Dans le cadre de cette étude, nous nous intéressons à de jeunes femmes qui ont été traitées pour des tumeurs de l’ovaire rares, explique le professeur Florence Joly. Ces tumeurs qui ont un bon pronostic (80 % de survie à 5 ans) sont traitées, en général, par une chirurgie conservatrice suivie, si nécessaire, d’une chimiothérapie à base de bléomycine, étoposide et cis-platine - la même que pour les cancers du testicule, chez l’homme. Or, on a observé chez les hommes que cette chimiothérapie peut induire des séquelles à long terme, notamment un risque accru de maladie cardiovasculaire, de troubles de l’audition et des fonctions respiratoires (pouvant être multiplié par deux ou par trois) ainsi qu’une altération de la qualité de vie (un homme sur quatre se plaignant d’une fatigue chronique persistante). Par ailleurs, ce traitement peut également avoir un impact sur la fertilité. Nos objectif est de déterminer si les effets indésirables de la chimiothérapie sont les mêmes pour ces jeunes femmes qui représentent une petite population de malades pour lesquelles peu d’études ont été réalisées mais aussi de mieux cerner l’impact du traitement sur leur fertilité. »

La méthodologie de l'étude

VIVROVAIRE II est une étude nationale qui comporte deux étapes. Une première étude dite « cas témoin » évaluant la qualité de la vie des patientes sera réalisée auprès de trois groupes de femmes résidant sur toute la France :

  • 160 patientes traitées par chirurgie et chimiothérapie et en rémission depuis au moins deux ans ;
  • 160 patientes traitées uniquement par chirurgie et en rémission depuis au moins deux ans ;
  • 160 femmes saines, sans cancer ni maladie chronique sévère.

Les deux premiers groupes de patientes seront recrutés via le Registre du Réseau des Tumeurs Rares Ovaire, labellisé INCa, et le groupe de femmes sans cancer via la plateforme internet de recherche collaborative Seintinelles dont la Fondation ARC est partenaire depuis 2013. Les femmes des trois groupes recevront un questionnaire visant à évaluer :

  • la fatigue chronique (fatigue générale, fatigue physique, motivation, activité, fatigue mentale) ;
  • la qualité de vie (avec des questions sui porteront notamment sur la vie professionnelle, l’état émotionnel, les éventuels projets d’enfants).

Cette première étape sera suivie d’une étude clinique, proposée essentiellement aux patientes qui ont été traitées. Elle consistera en un bilan clinique visant à évaluer les séquelles à long terme de la chimiothérapie. Ce bilan comportera notamment une exploration des fonctions cardiovasculaires, des capacités respiratoires et auditives, du métabolisme et de l’activité du système hormonal des patientes.

Améliorer la prise en charge des patientes

L’ensemble des investigations établira un tableau précis des conséquences de la maladie et de son traitement sur ces jeunes femmes, ce qui permettra d’élaborer de nouvelles recommandations de pratique clinique dans le traitement et le suivi de ces cancers rares.

« Cela va nous permettre d’adapter la surveillance médicale des patientes après le traitement. Par exemple, la nécessité d’un suivi cardiovasculaire pourra être mise en évidence, précise Florence Joly. Aujourd’hui, hors du suivi classique du cancer, aucun suivi complémentaire n’est mis en oeuvre pour pallier d’éventuelles séquelles des traitements. Cette étude est donc capitale mais elle sort du champ habituel de la recherche clinique et nous n’aurions pu la conduire sans le soutien de la Fondation ARC. »

Sylvain Coudon, directeur du Développement et de la Communication de la Fondation ARC explicite la place du programme dans la stratégie de la Fondation : « Le projet du professeur Florence Joly répond à un besoin crucial. Il permettra l’amélioration de la prise en charge globale des cancers de l’ovaire rares sur lesquels on dispose de peu de données actuellement. Il s’inscrit dans la stratégie de la Fondation ARC qui vise notamment à accroître la connaissance de la maladie afin d’accélérer l’innovation au service du patient. »

Télécharger le communiqué de presse

Dernière mise à jour : 20-10-2016

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