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02 décembre 2013

Quand les bactéries s'allient à la chimiothérapie

Une équipe française a montré que certaines bactéries intestinales pouvaient contribuer à l'efficacité d'une chimiothérapie utilisée contre de nombreux cancers.

Des chercheurs français viennent de montrer que l'efficacité du cyclophosphamide, une molécule utilisée contre de nombreux cancers, repose notamment sur la composition de la flore intestinale, c'est-à-dire sur les bactéries qui peuplent notre tube digestif.

Les biologistes savent que l'efficacité du cyclophosphamide repose en partie sur sa capacité à stimuler une réponse antitumorale de la part du système immunitaire. Or la flore intestinale (constituée de milliards de bactéries) est connue pour être souvent impliquée dans l'établissement de la réponse immunitaire. Les chercheurs français menés par le Pr Laurence Zitvogel de Gustave Roussy (Villejuif) ont donc voulu savoir quel lien entretenait cette chimiothérapie et la flore intestinale.

Lors d'études précliniques, ils ont montré que l'administration du cyclophosphamide entraînerait la migration de certaines espèces bactériennes du petit intestin vers des organes lymphoïdes comme la rate, où elles activent une réponse immunitaire spécifique capable de cibler les cellules cancéreuses. La présence de ces bactéries dans la flore intestinale contribue ainsi à l'efficacité de la chimiothérapie. D'après les chercheurs, l'action d'antibiotiques ciblant ces bactéries pourrait ainsi se traduire par une résistance au cyclophosphamide. Les recherches doivent se poursuivre pour optimiser les chimiothérapies en fonction de la composition de la flore intestinale.


G.F.

Source : S. Viaud et al. The intestinal microbiota modulates the anticancer immune effects of cyclophospamide. Science. En ligne le 22 novembre 2013.


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