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14 décembre 2015

Aspirine : vers une meilleure compréhension de ses effets sur le cancer

Des chercheurs allemands et américains ont mis en évidence un mécanisme qui permettrait d’expliquer comment l’aspirine, à faible dose, exerce une action limitant le développement tumoral.

Depuis plusieurs années l’aspirine est une candidate pour prévenir la survenue de certains cancers.

Des études ont en effet montré que sa prise régulière et à long terme, à des concentrations relativement faibles, permettait de réduire le risque de cancer, colorectal notamment. Mais constater un effet n’est pas suffisant pour envisager une utilisation en routine : les mécanismes d’action sous-jacents doivent aussi être mieux compris et des essais cliniques doivent être menés pour évaluer rigoureusement les bénéfices comme les effets indésirables, la prise d’aspirine pouvant engendrer un risque hémorragique. Une étude associant des analyses menées auprès de volontaires sains à des expériences in vitro ouvre une piste pour comprendre l’action de ce médicament dont l’histoire - qui commence à l’antiquité - ne semble pas s’essouffler.

Dans un premier temps, les chercheurs américains et allemands ont comparé des analyses métaboliques réalisées auprès de 40 volontaires sains qui avaient pris, pendant 60 jours, une faible dose d’aspirine ou un placébo. Dans le sang des volontaires, plus de 350 molécules ont été scrutées, indicatrices de la très grande majorité des mécanismes cellulaires connus à ce jour : un check-up plus que complet ! Dans cette jungle d’informations, une est ressortie de manière claire : la concentration de 2-hydroxyglutarate était réduite chez les volontaires ayant pris l’aspirine… Le 2-hydroxyglutarate est en effet considéré comme une molécule promotrice de cancers : elle a été observée à des taux anormalement élevés dans certains cancers du sang ou du cerveau et certaines équipes travaillent actuellement sur ses propriétés favorisant la formation de tumeur.

Grâce à des expériences menées in vitro sur des cellules provenant de cancer colorectal, les chercheurs ont pu décrypter le mécanisme d’action de l’aspirine : le salicylate, directement issu de l’aspirine, bloque l’action de l’enzyme qui, dans les cellules, est responsable de la production du 2-hydroxyglutarate. Reste à savoir, tout de même, si cette action de l’aspirine, décelée dans le sang des volontaires et sur les cellules cultivées au laboratoire, a aussi lieu dans les tissus exposés au développement tumoral chez les patients.


R.D.

Source : Liesenfeld, D.B. et al ; Aspirin Reduces Plasma Concentrations of the Oncometabolite 2-Hydroxyglutarate: Results of a Randomized, Double-Blind, Crossover Trial; Cancer Epidemiol Biomarkers Prev; Novembre 2015


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