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28 octobre 2015

Suivre l’évolution d’un cancer : vers un nouveau biomarqueur sanguin

Un nouvel indicateur de progression de la maladie a été identifié par une équipe marseillaise de l’INSERM. Des microparticules émises par les cellules dans la circulation sanguine semblent en effet fournir suffisamment d’informations pour caractériser un cancer et suivre son évolution dans le temps.

Evaluer la progression d’une tumeur, ou sa régression, est capital pour adapter le traitement à la situation précise de chaque patient. La mise au point d’outils de suivi est donc un enjeu majeur de la recherche en cancérologie.

Dans cette optique, une équipe de chercheurs, soutenue par la Fondation ARC, s’est intéressée à des microparticules que l’on détecte dans le sang et dont l’analyse fournit une information précieuse.

A chaque instant, des vésicules bourgeonnent à la surface de nos cellules puis s’en détachent. Ces particules, susceptibles de se retrouver dans la circulation sanguine, portent ainsi des caractéristiques moléculaires qui sont propres aux cellules dont elles sont issues. En étudiant leur concentration dans le sang ainsi que leur provenance, révélées par ces caractéristiques moléculaires, les chercheurs marseillais ont pu mettre en évidence l’existence de signatures propres à différentes maladies : le « microparticulosome » (l’ensemble des microparticules observables lors d’une analyse de sang) est ainsi différent entre un patient atteint d’un cancer colorectal et un second qui souffre d’une inflammation chronique de l’intestin, ou encore d’un troisième qui aurait un cancer du pancréas.

Si ces résultats sont importants, puisqu’ils permettent de considérer ces microparticules comme de réelles fenêtres ouvertes sur la physiologie des patients, ils sont limités par une importante variabilité des mesures entre les patients. Les auteurs n’ont ainsi pas pu établir de valeurs absolues qui signeraient la présence d’une tumeur colorectale ou pancréatique (les deux cancers qui ont fait l’objet de cette première étude). Ainsi, selon eux, ces microparticules ne permettraient donc pas dans l’immédiat d’envisager une application diagnostique, mais seraient plutôt un formidable outil de suivi. Leurs travaux ont clairement montré que l’évolution du microparticulosome chez un patient suivait fidèlement celle de la maladie, jusqu’à retrouver un profil comparable à celui d’une personne saine lorsque le patient entrait en rémission. Après avoir déposé un brevet, les chercheurs envisagent maintenant les développements cliniques de ce nouveau biomarqueur sanguin.


R.D.

Source : communiqué de presse INSERM ; Les microparticules circulantes, nouveau biomarqueur du cancer ; le 7 octobre 2015.


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