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01 mars 2016

Myélome : certains lipides mis en cause

Selon une récente étude, certains lipides seraient à l’origine d’une proportion importante de cas de myélomes. Des résultats majeurs qui ouvrent des pistes en termes de thérapie mais aussi de prévention.

La moelle osseuse constitue la réserve de cellules sanguines de l’organisme. Globules rouges, cellules immunitaires et plaquettes sont ainsi produits chaque jour au sein des os squelettiques et notamment des os plats comme le sternum, les côtes et les os du bassin.

Les myélomes se développent quand une population de plasmocytes, les cellules responsables de la production des anticorps, prolifère sans contrôle. Si les traitements de ce cancer ont évolué ces dernières années, les causes de la maladie restent relativement mystérieuses. Des résultats publiés par des chercheurs de l’Université de Yale mettent en cause certaines molécules qui constituent la matière grasse présentes dans le sang.

L’étau se resserrait autour des lipides, sans que la preuve de leur culpabilité ne soit faite. Ainsi, on savait déjà que la proportion de myélomes est plus importante chez les personnes obèses et chez les patients souffrant de la maladie de Gaucher, une maladie rare caractérisée par une accumulation anormale, notamment dans la moelle osseuse, de certains lipides. Des travaux précédents avaient, par ailleurs, permis aux auteurs de la présente étude d’identifier des cellules immunitaires réagissant à certains lipides chez des patients atteints de la maladie de Gaucher ou de myélome... Les travaux publiés dernièrement indiquent clairement que, pour un tiers des échantillons analysés, les plasmocytes qui prolifèrent anormalement chez les patients atteints de myélome reconnaissent spécifiquement deux types de lipides présents à l’excès chez ces patients.

Les chercheurs américains proposent ainsi que, chez ces patients, la stimulation chronique du système immunitaire par ces lipides soit, dans un contexte inflammatoire bien particulier, à l’origine du myélome. Cette connaissance permet non seulement d’imaginer une action ciblée contre ces cellules quand la maladie est déclarée, mais aussi d’envisager une approche préventive auprès des populations à risque en surveillant les taux de lipides incriminés et en prenant des mesures pour les abaisser le cas échéant.


R.D.

Source : Nair, S. et al ; Clonal Immunoglobulin against Lysolipids in the Origin of Myeloma; New England Journal of Medicine; 11 février 2016


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