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15 décembre 2016

Viande et cancers du sein, une prévention anti-oxydante ?

Des résultats publiés conjointement par des chercheurs en biologie et en épidémiologie montrent qu’une nouvelle piste pourrait être envisagée pour réduire l’effet cancérigène d’une consommation excessive de viandes rouges ou de charcuterie.

Dès 2011, les travaux du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de Lyon permettaient d’affirmer qu’un lien existe entre la consommation de viandes rouges et de charcuterie et le risque de cancer du côlon ou du rectum.

Les ressorts biologiques de cet effet délétère ont en partie été élucidés et plusieurs composés sont en cause : les nitrites, utilisés dans la fabrication des charcuteries, sont modifiés par l’organisme et donnent naissance à des composés capables d’altérer l’ADN des cellules ; et le fer dit « héminique » (contenu dans la molécule d’hémoglobine), très présent dans les viandes rouges, génèrerait lui aussi des molécules susceptibles de provoquer des mutations cancérigènes. Ces connaissances, auxquelles le laboratoire du Dr Fabrice Pierre, à Toulouse, avait alors largement contribué, avaient permis d’imaginer des stratégies pour contrecarrer l’effet délétère de ces molécules. Aujourd’hui, ce sont à la fois des données d’épidémiologie et de biologie qui semblent valider ces stratégies, mais dans le cadre des cancers du sein.

L’idée initiale des chercheurs toulousains était de neutraliser le fer héminique contenu dans la viande rouge grâce à certains compléments alimentaires. Leurs expériences avaient alors montré que l’ajout de calcium ou d’antioxydants (vitamine E ou polyphénols) permettait bien de limiter l’effet « pro-cancéreux » du fer héminique. Restaient encore à observer cette action chez l’Homme. C’est en travaillant avec l’équipe Recherche en épidémiologie nutritionnelle que la solution est apparue. Cette équipe a en effet suivi près de 13 000 femmes pendant 8 ans dans le cadre de l’étude SU.VI.MAX (supplémentation en vitamines et minéraux antioxydants). Dans l’étude publiée dernièrement, les chercheurs ont ainsi pu comparer les niveaux de risque de cancer du sein entre différents groupes de femmes, dont certaines ont été supplémentées avec des antioxydants à dose dite « nutritionnelle », équivalente à celle d’une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes. Le risque de cancer du sein était augmenté (+67 %) chez celles qui présentaient un régime alimentaire riche en fer héminique, mais il revenait à la normale chez les femmes qui, avec le même régime alimentaire, recevaient la supplémentation en antioxydants.

Ces résultats, obtenus grâce à la synergie d’équipes travaillant en biologie expérimentale et en épidémiologie1, permettent de considérer plus concrètement des pistes de prévention du cancer du sein chez les femmes ayant un régime alimentaire riche en viande et l’apport en fruits et légumes doit être encouragé à ce titre.


R.D.

1. Ces équipes font partie du réseau NACRe (réseau national alimentation cancer recherche), dont la Fondation ARC est partenaire.

Source : http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/Une-possible-prevention-nutritionnelle-pour-limiter-le-risque-de-cancers-lies-au-fer-des-produits-carnes


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