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11 janvier 2017

2016 : 4 avancées marquantes

Oui, la recherche porte ses fruits ! Même s’il ne s’agit que d’une vision très partielle du parcours réalisé durant l’année 2016, ces quatre avancées illustrent des domaines très divers de la recherche, chacune porteuses d’espoirs très concrets pour les patients.

Un logiciel pour évaluer le risque individuel de développer un cancer du sein

En 2011, l’équipe du docteur Suzette Delaloge, à Gustave Roussy (Villejuif), recevait un soutien de 700 000 euros de la Fondation ARC, pour mettre au point un dispositif permettant de déterminer le niveau de risque de cancer du sein auquel est exposée chaque femme dès l’âge de 40 ans. L’objectif ? Proposer une surveillance adaptée à chacune, au-delà du dispositif national de dépistage qui est réservé aux femmes de 50 à 74 ans (une mammographie tous les deux ans).

En 2016, fruit d’une collaboration entre médecins oncologues et radiologues, épidémiologistes et mathématiciens, le développement du logiciel « Mammorisk® » a fait l’objet d’une évaluation dans certaines consultations d’oncologie mammaire. Il est actuellement évalué chez des médecins de ville auprès de leurs patientes. Il repose sur l’analyse statistique de données objectives et mesurables (la mesure de la densité mammaire, l’âge, les antécédents familiaux et certains antécédents médicaux) et délivre un programme de suivi personnalisé, cohérent avec les recommandations officielles.

Grâce à ce nouvel outil, un dépistage du cancer du sein à la fois mieux standardisé et plus personnalisé pourrait émerger.

Cancer du col de l’utérus : un premier test sanguin de diagnostic précoce

Premier facteur de risque des cancers du col de l’utérus, l’infection par un papillomavirus humain (HPV) est à l’origine de plus de 90 % des quelques 530 000 cas qui surviennent chaque année dans le monde (estimation de 2008). Le rôle majeur de ces virus constitue à la fois une opportunité de prévention, puisqu’une vaccination est possible (et recommandée !), mais aussi de diagnostic précoce.

C’est sur ce second point qu’ont travaillé plusieurs chercheurs, autour d’un projet coordonné par le docteur Xavier Sastre-Garau, à Nancy et dans le cadre du PAIR1 sur les cancers gynécologiques. Leur objectif était de parvenir à déceler, dans une simple prise de sang, des séquences d’ADN provenant du virus HPV. Des travaux avaient en effet montré que de telles séquences étaient présentes chez les patientes, même quand le cancer n’était que très peu avancé.

Le défi technique a pu être relevé et un essai clinique récemment initié permettra de valider la sensibilité et la spécificité de ce test, qui pourrait améliorer le diagnostic précoce des tumeurs primaires ou des récidives au cours de la surveillance des patientes traitées.

Mélanomes : une molécule végétale brise la résistance à une thérapie ciblée

Le taux de survie à cinq ans des mélanomes diagnostiqués à un stade métastatique est estimé à moins de 20 %. Ces cancers étant inopérables, des thérapies ciblées ont été développées ces dernières années, adaptées aux patients dont la tumeur porte certaines mutations. Malheureusement, leur efficacité est limitée par la mise en place de mécanismes de résistance au sein des cellules cancéreuses et la maladie progresse souvent après quelques mois de traitement.

Grâce à une collaboration entre les équipes de Laurent Désaubry2 (Université de Strasbourg-CNRS) et de Caroline Robert et Stéphan Vagner3 (Equipe « biomarqueurs et nouvelles stratégies thérapeutiques », Gustave Roussy, Villejuif), des molécules d’origine végétale ont été identifiées, optimisées, puis ont franchi une première étape dans leur développement en tant que molécules thérapeutiques pour contrer la résistance qui se met en place dans différents types de mélanomes.

AcSé crizotinib : des résultats encourageants dans les cancers pédiatriques

Dès 2013, la Fondation ARC s’est engagée4 dans la recherche AcSé crizotinib, voulue par l'Institut national du cancer (INCa) pour donner accès au crizotinib, de façon sécurisée, à des patients dont la tumeur porte l’une des anomalies ciblées par cette molécule. Or ce projet, promu par Unicancer et coordonné par le professeur Gilles Vassal (Gustave Roussy, Villejuif), avait été conçu pour traiter des adultes ainsi que des enfants.

Révélés en juin 2016 au congrès international de l’ASCO, les premiers résultats obtenus auprès des jeunes patients sont encourageants : parmi les 11 enfants âgés de 3 à 16 ans qui ont participé à l’essai, 7 ont eu une réponse ou une stabilité tumorale qui a duré plus de 6 mois. Au-delà de ces résultats, bien concrets pour ces jeunes patients, cet essai montre que l’approche est valable chez les enfants et adolescents au même titre que chez les adultes.


R.D.

1 Programme d’action intégrée de recherche (PAIR) 2012 sur les cancers gynécologiques, financés à hauteur de 500 000 euros en partenariat par la Fondation ARC (166 667 euros), la Ligue nationale contre le cancer et l’Institut national du cancer.
2 Le Docteur Laurent Désaubry a été soutenu à hauteur de 75  000 euros entre 2011 et 2014.
3 Hélène Malka-Mahieu a reçu une aide individuelle de 30 000 euros lui permettant de terminer son doctorat dans l’équipe de Caroline Robert et Stéphan Vagner.
4 Le soutien de la Fondation pour l’essai AcSé crizotinib s’élève à 1,6 millions d’euros.


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