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21 août 2020

Leucémies lymphoïdes chroniques : la place croissante des thérapies ciblées

Les résultats d’essais récemment communiqués confirment le rôle majeur que peuvent jouer certaines molécules dans la prise en charge des leucémies lymphoïdes dont l’évolution, même lente, impose un traitement.

Si une partie des leucémies lymphoïdes chroniques (LLC) qui sont diagnostiquées peuvent ne pas être traitées mais « simplement » surveillées, d’autres imposent une prise en charge longue et parfois relativement lourde. Mais celle-ci n’empêche pas la survenue d’une récidive après une phase de régression de la maladie. Les principaux traitements actuels sont des chimiothérapies associées, ou non, à une immunothérapie. Dans certains cas, des molécules thérapeutiques dirigées contre des protéines clés de la biologie des cellules cancéreuses sont utilisées. Les thérapies qui ciblent la kinase de Bruton, protéine clé de la stimulation des lymphocytes cancéreux, ont ainsi fait leur entrée dans la prise en charge des leucémies chroniques avec l’ibrutinib il y a près de 5 ans. Depuis, les générations de molécules se succèdent et gagnent leur place dans la prise en charge au fil des résultats d’essais cliniques.

Dernier en date, l’acalabrutinib, a affiché des résultats très positifs après plus de quatre années de suivi auprès de 99 patients touchés par une LLC et qui ne pouvaient recevoir de chimiothérapie standard. Chez ces patients, l’acalabrutinib avait donc été administré en première ligne de traitement, en monothérapie. Après un délai médian de 3,7 mois de traitement, un taux de réponse remarquable de 97 % avait été atteint. Celui-ci était même de 100 % chez les patients dont la leucémie était caractérisée par certaines anomalies génétiques bien connues, un phénomène déjà observé avec les autres inhibiteurs de la kinase de Bruton. Mais la réelle bonne nouvelle portée par l’essai réside dans le suivi à long terme des patients : après 48 mois, le taux de réponse durable était de 97 % et la survie sans évènement (maladie contrôlée) était de 90 %.

Grâce à un autre essai, randomisé, des données comparatives ont aussi pu être révélées dernièrement : 310 patients en rechute ont reçu l’acalabrutinib en monothérapie ou le traitement standard d’immunothérapie associé à une chimiothérapie ou à une autre thérapie ciblée (l’idélalisib). Après 18 mois de traitement, le taux de survie sans progression était de 48 % dans le groupe contrôle alors qu’il s’élevait à 82 % dans le groupe des patients traités par l’acalabrutinib.

Enfin, même dispensée à long terme, la nouvelle thérapie ciblée ne semblait pas induire de nouveaux effets secondaires. Un argument supplémentaire important pour envisager son usage dans un contexte de maladie chronique.



R.D.

Source : Dépêche APMnews; Leucémie lymphoïde chronique: Presque 100% de réponse maintenue à 4 ans avec l’acalabrutinib; 15 juin 2020


 


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