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Communiqué de presse

01 décembre 2020

Des prix qui couronnent l’excellence de la nouvelle génération

Les 24e Journées Jeunes Chercheurs (JJC) de la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer se sont tenues cette année sur une seule journée et de façon virtuelle en raison du confinement, le lundi 30 novembre. Malgré l’éloignement physique, elles ont permis à plus de 100 jeunes chercheurs travaillant dans toute la France de présenter leurs travaux, d’échanger avec leurs aînés et avec les donateurs de la Fondation ARC qui participent, par leur générosité, au financement de leur recherche.

Comme chaque année, trois prix scientifiques ont récompensé les travaux des jeunes chercheurs et leur capacité à les vulgariser et à les présenter :

  • le Prix Hélène Starck décerné aux meilleures présentations orales ou posters par un jury scientifique présidé par le Pr Éric Solary, Président du Conseil scientifique de la Fondation ARC ;
  • le Prix Kerner attribué aux meilleurs articles de vulgarisation scientifique par un jury de huit journalistes présidé par Sandrine Mouchet, Rédactrice en chef de Rose Magazine ;
  • le Prix Coup de coeur des donateurs décerné au chercheur qui a su le mieux expliquer et convaincre les donateurs présents de l’intérêt de ses travaux.

Ces journées témoignent de la force de l’engagement de la Fondation ARC aux côtés des jeunes chercheurs, ainsi que le rappelait en ouverture Francois Dupré, Directeur général de la Fondation ARC : « Face aux nombreux défis qui se présentent à nous, votre énergie, votre rigueur, votre imagination et surtout votre capacité à réfléchir ensemble, au-delà des frontières strictes de vos domaines de recherche respectifs, sont nos meilleurs atouts. Vous représentez l’espoir de la lutte contre le cancer, et la Fondation ARC est plus que jamais engagée à vos côtés ! ».

Les Prix Hélène Starck 2020

Le président du jury scientifique, Eric Solary, a salué la qualité des travaux présentés cette année et souligné la diversité des champs d’investigation des jeunes chercheurs : « Pour gagner avec nous la bataille engagée contre les cancers, vous explorez, vous déchiffrez, vous inventez. À vous d’optimiser les traitements d’aujourd’hui. À vous de préparer la prochaine révolution thérapeutique en cancérologie. Que vous ayez choisi une approche fondamentale ou plus appliquée, nous croyons en vos capacités à modifier l’histoire naturelle de ces maladies dévastatrices... ».

Les Prix Hélène Stark des meilleures communications orales ont été décernés à :

Hadia MoindjieHadia Moindjie, post-doctorante à Gustave Roussy dans l’équipe de Clara Nahmias.
Dans la catégorie Post-Doctorat, elle a été récompensée pour ses travaux portant sur les processus cellulaires impliqués dans la résistance aux chimiothérapies dans les cancers de l’ovaire, 4ème cause de décès par cancer chez les femmes. Ses travaux de recherche ont permis d’identifier une protéine associée aux microtubules qui impacte la réponse à la chimiothérapie dans ces cancers en altérant le trafic, la morphologie et le métabolisme énergétique des mitochondries. Ces résultats ouvrent la porte à de nouvelles stratégies thérapeutiques afin de contourner la chimiorésistance des cancers de l’ovaire.

 

Thomas FargeThomas Farge, doctorant au sein du Centre de Recherche en Cancérologie de Toulouse dans l’équipe de Jean-Emmanuel Sarry, encadré par Florence Cabon (CRCT) et Audrey Carrière (Stromalab) a obtenu le Prix Hélène Starck dans la catégorie Doctorat pour ses travaux sur les récidives des Leucémies Aigues Myéloïdes. Il a montré que pour mieux résister à la chimiothérapie, les cellules leucémiques peuvent nicher dans différents organes, en particulier dans les tissus adipeux. Son travail établit l’intérêt de la protéine CD36 comme nouveau marqueur diagnostic et ouvre de potentielles perspectives thérapeutiques pour le traitement des Leucémies Aigues Myéloïdes.

 

Manon JulienManon Julien, doctorante à l’Institut de Biologie Intégrative de la Cellule au CEA Saclay, sous la direction de Sophie Zinn pour son travail sur la protéine BRCA2 qui est fréquemment mutée dans les cancers du sein héréditaires. Elle reçoit le Prix spécial du Jury pour ses recherches visent à analyser par différentes méthodes de biologie structurale le rôle et l’impact de cette protéine. Elle a pu caractériser une région de BRCA2 qui est importante pour la division cellulaire et localiser des mutations possédant un potentiel cancérigène. Cette information servira de support aux cliniciens pour identifier les mutations de leurs patientes et leur famille, et ainsi leur proposer un suivi médical adapté.

Les Prix Hélène Starck des meilleurs posters ont été attribués à :

Bertrand FabreBertrand Fabre, post doctorant au Laboratoire de Recherches en Sciences Végétales (LRSV) d’Azeville-Tolosanne, sous la direction de Serge Plaza, reçoit le prix dans la catégorie Post-Doctorat pour ses recherches sur la caractérisation du protéasome humain par approches protéomiques. Il travaille sur un large panel de thématiques (du protéome de la tomate à la régulation de la réponse immunitaire en passant par l’embryogenèse chez la drosophile) et la découverte de nouvelles molécules (les microprotéines) par approches peptidomiques.

 

Sabrina MennourSabrina Mennour, doctorante à l’Institut Curie, sous la direction de Stefan Vagner, travaille sur les mélanomes métastasés et leur résistance aux traitements. Son projet de thèse, récompensé dans la catégorie Doctorat, porte sur l’étude de l’activité de liaison à l’ARN des protéines de la voie de signalisation MAPK (mitogen-activated protein kinase), voie retrouvée hyperactivée dans 70% des cas de mélanome cutané. Elle a pu montrer que certaines protéines de la voie sont impliquées dans une interaction ARN-protéine et qu’il existe une corrélation entre l’activité de liaison à l’ARN et l’activité de la voie. Ces résultats pourraient indiquer un tout nouveau niveau de régulation de la voie de signalisation mais également une piste de recherche inédite pour le traitement des mélanomes.

 

Juliette MainguenéJuliette Mainguené, primée dans la catégorie Master, sous la direction de Yvan Bieche, dans l’Unité de pharmacogénomique de l’Institut Curie. Son travail portait sur l’étude des sites et signatures d’intégration du papillomavirus dans les tumeurs ORL. Cela lui a permis d’identifier quatre sites récurrents d’intégration du virus dans le génome humain, notamment dans les gènes PDL1 et MYC. Ce qui permet de mieux comprendre l’oncogénèse liée au papillomavirus.

 

Elise VèneEt le Prix spécial du Jury a été décerné à Elise Vène, doctorante à l’Institut NuMeCan de Rennes, sous la direction de Pascal Loyer. Ses travaux de thèse ont permis de sélectionner 2 peptides ayant une très forte affinité pour les cellules cancéreuses du foie et une moindre affinité pour les cellules saines. Conjugués à des principes actifs ou placés à la surface de nanoparticules transportant des médicaments, ces peptides devraient permettre d’adresser les médicaments plus spécifiquement à l’intérieur des cellules cancéreuses et d’améliorer ainsi l’efficacité des traitements contre le carcinome hépatocellulaire.

 

Prix Kerner 2020

Attribué par un jury de journalistes aux meilleurs articles de vulgarisation scientifique, le Prix Kerner invite les chercheurs à présenter leur travail sous forme d’un article de presse attractif et compréhensible sans rien sacrifier au fond. Lors de la remise de ce prix, Sandrine Mouchet a insisté sur l’importance de cet exercice de communication qui permet aux jeunes chercheurs : « d’éveiller la curiosité autour d’eux, de faire appréhender les enjeux de leur travail... ». Tandis que côté journalistes : « leur démarche nous aide à mieux faire notre travail de passeur ».

 

Florent Peglion1er prix : Florent Peglion, post-doctorant à l’Institut Pasteur,
pour son article intitulé « Tumeurs Cérébrales : les nageoires de l’espoir ». Des petits poissons aux rayures blanches et noires aident les chercheurs à comprendre comment les glioblastomes, cancers cérébraux de sombre pronostic, envahissent le cerveau … En transplantant des cellules cancéreuses de patients atteints de glioblastome dans les larves transparentes du poisson-zèbre, le Dr Florent Peglion peut suivre en temps réel la façon dont elles s’infiltrent dans le cerveau. Ses travaux doivent permettre de développer de nouveaux traitements bloquant la progression fatale de ces tumeurs.

 

Thomas Farge2e prix : Thomas Farge, doctorant au sein du Centre de Recherche en Cancérologie de Toulouse,
pour « Quand les cellules leucémiques s’évadent pour résister ». À la recherche des cellules leucémiques les plus résistantes qui peuvent s’évader de la moelle osseuse pour se nicher dans le gras et échapper à la chimiothérapie … Thomas Farge a également reçu le Prix Coup de coeur des donateurs pour la présentation de son travail de vulgarisation.

 

Charlotte Audoynaud3e prix : Charlotte Audoynaud, doctorante à l’Institut Curie,
pour « Cancérogénèse, comment se protègent les cellules » Le processus cancérogène est contre balancé par des mécanismes de défense efficaces des cellules du corps. Charlotte Audoynaud fait part de l’intérêt de ses travaux sur la compréhension de ces mécanismes de protection, un domaine au cœur de la recherche fondamentale en cancérologie actuelle qui ouvre des débouchés en recherche appliquée.


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