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07 février 2020

Sarcomes des tissus mous, les lymphocytes B sont sur le pont

Face aux sarcomes des tissus mous, les immunothérapies ne sont que trop rarement efficaces. De nouvelles données semblent indiquer que les lymphocytes B joueraient un rôle dans la réponse à ces immunothérapies.

Les sarcomes des tissus mous sont des cancers qui touchent les tissus de soutien de l’organisme (muscle, graisse, tendon), les viscères, les vaisseaux sanguins ou les nerfs. Ils sont relativement rares, avec 3 000 à 4 000 nouveaux cas chaque année en France, mais leur prise en charge est souvent complexe. Dernièrement, les immunothérapies ont porté de réels espoirs thérapeutiques, mais pour une partie seulement des patients : les données actuelles montrent que 15 % environ des patients traités seraient sensibles à ces thérapies qui visent à lever les freins que la tumeur impose au système de défense immunitaire.

Parvenir à identifier ces patients est un enjeu majeur, notamment pour éviter des traitements inutiles à ceux qui n’en tirent pas de bénéfice. A cette fin, des équipes françaises, américaines et taïwanaises se sont penchées sur 608 tumeurs et ont analysé les cellules immunitaires qu’ils y trouvaient. Trois groupes de tumeurs ont pu être définis : les tumeurs immunologiquement pauvres (peu de cellules immunitaires et peu de vaisseaux sanguins), les tumeurs fortement vascularisées et les tumeurs immunologiquement riches. Dans cette dernière situation, des agrégats pouvaient être observés, rassemblant différents types de cellules immunitaires incluant, notamment, de très nombreux lymphocytes B, les cellules responsables, entre autre, de la production d’anticorps. Selon les observations faites par les chercheurs, une réponse immunitaire antitumorale était initiée dans ces agrégats, suggérant très clairement que les lymphocytes B jouaient un rôle clé dans cette réponse.

Des données recueillies dans le cadre d’un essai clinique de phase II ont par ailleurs permis d’associer la richesse immunologique des tumeurs à une meilleure réponse à l’immunothérapie (50 % de réponse) et à un taux de survie plus élevé.

Selon les auteurs, les lymphocytes B pourraient ainsi faire leur incursion dans le champ des biomarqueurs prédictifs de la réponse aux immunothérapies, aux côtés des lymphocytes T ou des cellules Natural Killer, plus classiquement associés à la « vitalité immunitaire » des tumeurs. Au-delà de ce potentiel nouvel outils clinique, cette nouvelle donnée vient ajouter un niveau de complexité à la compréhension des mécanismes immunitaires en jeu dans les tumeurs, mais ouvre aussi de nouvelles perspectives en termes de stratégies thérapeutiques.



R.D.

Source :Petitprez, F. et al; B cells are associated with sarcoma survival and immunotherapy response; Nature; Janvier 2020
 


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