Back to top
Intro donation

Contribuer

à la recherche sur le cancer

Contribuer à la recherche sur le cancer :
Don ponctuel
Don mensuel
Punctual donation buttons
regular_donation
02 juillet 2021

Activité physique : un bon catalyseur pour les immunothérapies ?

Des travaux menés aux Etats-Unis révèlent comment l’activité physique pourrait contribuer à optimiser l’action des immunothérapies face aux cancers.

L’activité physique a un effet bénéfique contre les cancers, mais ses modes d’actions sous-jacents ne sont pas tous limpides. Ils sont, en outre, probablement très divers. On sait déjà que l’activité physique permet, notamment, de booster le système immunitaire. Quel effet a-t-elle, alors, quand les patients sont traités par immunothérapie ? Une équipe du Massachusetts s’est penchée sur la question grâce à un modèle d’étude  in vivo de tumeurs mammaires.

Sous l’effet de l’activité physique (AP), les souris traitées par des anti PD-1 associés, ou non, à des anti CTLA-4, voyaient la croissance de leur tumeur ralentir. De nombreuses observations ont été réalisées révélant, notamment, que l’AP normalisait l’irrigation sanguine des tumeurs et que les lymphocytes de type T CD8 étaient plus nombreux à s’infiltrer au sein de la tumeur. En outre, ces lymphocytes étaient mieux activés que lorsque les souris étaient maintenues au repos. Par son action, l’AP est même parvenue à sensibiliser aux immunothérapies des tumeurs qui, auparavant, y étaient résistantes.

De façon très spécifique, les chercheurs ont montré que l’effet anti-tumoral et le recrutement de ces cellules immunitaires tueuses reposaient sur un axe de communication moléculaire précis (passant par le récepteur CXCR3, exposé à la surface des lymphocytes T), bien connu dans la biologie du système immunitaire. Selon les auteurs, l’ensemble de ces données permet d’envisager une traduction clinique et donc d’évaluer, auprès de patients, le potentiel bénéfice d’une nouvelle combinaison thérapeutique entre l'immunothérapie et l'activité physique adaptée. Reste à déterminer – ce qui n’est pas rien – la nature et l’intensité de l’AP qui est nécessaire pour obtenir les effets rapportés dans cette étude pré-clinique.

 


R.D.


Source :Gomes-Santos, I.L. et al; Exercise training improves tumor control by increasing CD8+ T-cell infiltration via CXCR3 signaling and sensitizes breast cancer to immune checkpoint blockade; Cancer Immunology Research; 10 avril 2021


Retrouvez-nous
sur les réseaux sociaux