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11 juin 2021

Pollution de l’air : un risque non négligeable pour les cancers du sein

Dans une méta-analyse publiée dernièrement, une équipe soutenue par la Fondation ARC établit un lien clair entre la pollution de l’air et le risque de cancer du sein.

Les cancers du sein sont associés depuis longtemps à divers facteurs de risque : l’imprégnation hormonale (âge des premières règles, traitements hormonaux, nombre de grossesses), la consommation d’alcool, le surpoids, l’hérédité… Depuis plusieurs années, différentes données montrent que d'autres facteurs pourraient aussi jouer un rôle dans la survenue de ces cancers. Entre Villejuif et Grenoble, notamment, trois équipes de recherche travaillent sur le lien entre les cancers du sein et la pollution de l’air. Soutenues entre 2015 et 2019 à hauteur de près de 700 000 euros par la Fondation ARC, les équipes de Pascal Guénel, Remy Slama et Saadi Khochbin ont mené l’enquête en analysant les données issues de différentes cohortes, en déterminant les niveaux d’exposition aux multiples polluants de l’air, en établissant des liens entre le risque observé et certains marqueurs génétiques…

Le mois dernier, c’est une méta-analyse que les équipes de Pascal Guénel et Remy Slama ont publiée, récapitulant des travaux qui, au sujet de l’un des polluants (le dioxyde d’azote), portent sur plus de 3,9 millions de personnes et 120 000 cas de cancers du sein.

Dioxyde d’azote, donc, mais aussi particules fines (PM10 et PM2,5, inférieures à 10 ou 2,5 microns), ont été associés au risque de cancer du sein, avec un effet plus net pour le dioxyde d’azote (NO2), un gaz émis lors de la combustion d’énergies fossiles, notamment par les moteurs thermiques des véhicules et le chauffage urbain. Globalement, l’exposition à ces différents polluants de l’air pourrait être responsable de 1 700 cas de cancer du sein chaque année.

Le niveau de preuve était moins probant pour les particules fines et l’étude n’a pas pu distinguer l’effet potentiel d’autres polluants tels que les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), dont l’effet cancérigène est aussi établi par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

Enfin, leurs travaux ont aussi permis d'avoir un vision économique du problème, en estimant le coût, pour la société, que représentent ces cas de cancers du sein dus à la pollution de l'air. En cumulant les coûts directs liés aux traitements et ceux liés aux décès, à la perte de qualité de vie et la souffrance des patientes, les chercheurs sont parvenus à des sommes de l’ordre de 600 millions à un milliard d’Euros par an. Un argument de plus, s'il en fallait un, pour agir sur les origines de cette pollution.


R.D.

Sources : Communiqué de presse INSERM du 26 mai 2021; La pollution atmosphérique associée à un risque plus élevé de cancer du sein
Gabet, S. et al; Breast cancer risk in association with atmospheric pollution exposure: a meta-analysis of effect estimates followed by a health impact assessment; Environmental Health Perspectives; Mai 2021


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