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22 février 2019

Alcool : lourd bilan d’un produit de consommation de masse

En 2015, l’alcool a tué plus de 41 000 personnes en France, dont 16 000 par cancers et 9 900 par maladies cardiovasculaires. Des travaux récents permettent de caractériser en détail l’impact sanitaire de cette consommation et de mieux connaître les habitudes de consommation. Si la situation est moins dramatique qu’il y a quelques décennies, la France reste un pays où la prévention doit encore progresser.

Il est vrai que la comparaison avec les années 60 pourrait rassurer : en moyenne, chaque habitant de 15 ans ou plus consommait 26 litres d’alcool pur par an en 1961, aujourd’hui cette consommation a chuté à 11,7 litres. Attention, on parle bien d’alcool pur, c’est-à-dire l’équivalent de ce que contiennent 120 bouteilles de vin à 13° ! Une belle cave… Mais ces données sont globales et masquent des réalités individuelles très différentes, que les études épidémiologiques tentent de mettre en lumière.

Publiés dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 19 février dernier, les résultats de plusieurs études et enquêtes révèlent d’importantes disparités dans la population des 18-75 ans. En premier lieu entre les hommes et les femmes : si 15,2 % des hommes déclarent consommer de l’alcool quotidiennement, les femmes sont trois fois moins nombreuses dans cette catégorie. En terme de mortalité, les écarts sont, là aussi, très importants : 30 000 décès estimés chez les hommes pour 11 000 chez les femmes au cours de l’année 2015. Les données de Santé Publique France permettent aussi de faire un constat étonnant : 90 % de la quantité totale d’alcool consommée en France est bue par 35 % des 18-75 ans.

Si une bonne proportion de la population française semble donc maintenir une consommation modérée (seules 8,1 % des personnes se sont déclarés abstinents au cours de l’année écoulée), il est important de rappeler que les effets toxiques de l’alcool existent dès le premier verre et qu’il n’existe donc pas de consommation sans risque. La prévention de cette conduite doit donc toujours s’adresser au plus grand nombre et notamment aux jeunes qui, malgré une interdiction formelle de la vente aux mineurs, semblent toujours pouvoir s’approvisionner sans réelle difficulté… :  selon les résultats de l’étude ESCAPAD 2017, 45 % des Français de 17 ans qui ont consommé de l’alcool dans le mois précédant l’enquête ont déclaré l’avoir acheté en supermarché ou magasin d’alimentation et 77,5 % ont déclaré en avoir consommé dans un bar, un restaurant ou une discothèque. Parmi ces jeunes, seuls 4,7 % avaient fait l’expérience de contrôles d’identité systématiques.

Pour en savoir plus sur le risque de cancer lié à la consommation d’alcool

 


R.D.


Source : BEH n°5-6; 19 février 2019; Santé Publique France; consulter le document


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