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16 novembre 2018

Anti-PARP : avec du recul, toujours une bonne option face aux cancers ovariens avancés

Après une naissance peu prometteuse, les médicaments « anti-PARP » connaissent un nouveau souffle depuis une dizaine d’années environ. Aujourd’hui, les essais cliniques montrent que ces molécules ouvrent de réelles perspectives à long terme, pour les femmes dont la tumeur porte une mutation de l’un des deux gènes BRCA.

Le rôle des protéines PARP a commencé à être décrit dans les années 60. Impliquées dans les mécanismes de réparation de l’ADN, leur ciblage dans les cellules cancéreuses a rapidement été envisagé. Mais les premières tentatives n’ont pas été des succès et il a fallu attendre le début des années 2010 pour voir poindre les premiers résultats cliniques prometteurs des « anti-PARP ». Ils ont été obtenus auprès de patientes touchées par des cancers ovariens caractérisés par la présence de mutations des gènes BRCA1 ou 2, dont la fonction est, comme celle des protéines PARP, liée aux mécanismes de réparation de l’ADN. Contre ces cellules cancéreuses, la stratégie thérapeutique repose donc sur le blocage de deux mécanismes complémentaires de réparation de l’ADN (par les mutations et par le traitement), entraînant une accumulation insurmontable d’anomalies dans leur patrimoine génétique. 

Aujourd’hui, les patientes touchées par un cancer ovarien avancé et qui ont déjà reçu une première ligne de traitement (une chimiothérapie à base de platine) se voient donc prescrire l’olaparib, l’anti-PARP qui, en 2014, avait obtenu une autorisation de mise sur le marché grâce aux résultats des essais évoqués. En 2018, ce sont des données de suivi à long terme de ces patientes que les cliniciens nous fournissent. Dans l’essai SOLO-1, dont les résultats ont été livrés le mois dernier au grand congrès de la société européenne d’oncologie médicale (ESMO), les patientes qui ont reçu l’olaparib pendant deux ans bénéficiaient d’une survie sans progression de la maladie bien plus élevée que celles qui n’avaient pas reçu ce traitement : alors que la maladie progressait à nouveau environ 13,8 mois après la chimiothérapie dans le groupe contrôle (sans traitement), elle restait silencieuse pendant plus de 4 ans (durée non atteinte dans le temps de suivi de l’essai) chez les patientes qui recevaient l’anti-PARP. Interprétées différemment, les données obtenues montrent que seulement 11 % des femmes n’ont pas vu leur maladie progresser en 4 ans dans le groupe contrôle contre plus de 50 % dans le groupe traité. Détail important, la toxicité du traitement semblait largement tolérable. 

Pour les femmes touchées par un cancer ovarien et porteuses d’une mutation "BRCA", les anti-PARP constituent donc une option valable sur le long terme et changent radicalement les perspectives des patientes.


R.D.

Source : Communiqué de presse ESMO : Olaparib maintenance extends progression-free survival by estimated 3 years in advanced ovarian cancer; 21 octobre 2018


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