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22 novembre 2018

Cancer anal avancé : un essai randomisé pour faire progresser la prise en charge

Les cancers anaux sont rares – un millier de cas en France chaque année – et sont généralement de bon pronostic… s’ils sont pris en charge suffisamment tôt. Pour les formes avancées, en revanche, la prise en charge reste insatisfaisante et la rareté du cancer ne facilite pas la mise en œuvre d’études permettant de la faire progresser. Des résultats récents, pourtant, laissent entrevoir une nouvelle option de chimiothérapie pour ces patients.

Pour 80 % des patients qui reçoivent un diagnostic de cancer anal, la détection est suffisamment précoce pour permettre une approche curative et conservatrice, notamment par radiothérapie et chimiothérapie. Mais pour certains, le cancer est déjà trop avancé pour envisager cette option et la prise en charge est alors plus incertaine. Actuellement, les patients atteints par un cancer anal avancé peuvent se voir proposer une chirurgie, potentiellement lourde et invalidante ou, pour ceux qui ne sont pas opérables, une chimiothérapie à base de 5-fluorouracile et de cisplatine, dont l’efficacité reste limitée. Un essai mené par l’international rare cancer initiative auprès de 91 patients provenant de quatre pays pourrait améliorer la prise en charge de ces patients.

Dans cette étude, un premier groupe de patients recevait les molécules de chimiothérapie classiquement prescrites (5-FU + cisplatine) alors que le groupe « test » était traité par une autre association de chimiothérapies (paclitaxel – carboplatine). Si le taux de réponse n’a que légèrement augmenté avec le nouveau traitement (57,1 % VS 59 %), la survie globale des patients, elle, a clairement été améliorée, passant de 12,3 mois à 20 mois. Par ailleurs, les effets secondaires lourds, observés chez 62 % des patients traités par le protocole standard, ne survenaient « plus que » dans 36 % des cas grâce à la nouvelle combinaison.

Selon les auteurs de l’étude et les différents commentateurs du congrès de la Société européenne d’oncologie médicale, où ont été révélées ces données, ces résultats sont de nature à changer les standards de prise en charge. Ils sont aussi l’occasion de rappeler que l’épidémiologie de ces cancers préoccupe actuellement la communauté médicale, leur incidence ayant plus que triplé dans les trente dernières années, la hausse étant particulièrement sensible chez les hommes jeunes touchés par le VIH. Un constat particulièrement interpellant lorsque l’on sait que, dans neuf cas sur dix, ce cancer est la conséquence d’une infection par le papillomavirus, contre lequel une vaccination efficace est possible.


R.D.

Source : Communiqué ESMO : Carboplatin Plus Paclitaxel Respresents a New Standard of Care for Patients with Squamous Cell Carcinoma of the Anal Canal; 24 octobre 2018


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