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Cancer colorectal : vers un nouveau biomarqueur pronostique ?

Des résultats récents laissent envisager la mise au point d’un nouveau biomarqueur prédictif du risque de récidive des patients nouvellement diagnostiqués. Une avancée qui permettrait d’ajuster le traitement en conséquence.

Pour les patients recevant un diagnostic de cancer colorectal encore peu développé, il est parfois difficile de savoir comment risque d’évoluer la maladie. Dès lors, au-delà de l’intervention chirurgicale, l’administration d’une chimiothérapie adjuvante n’est pas une décision simple. L’identification d’un nouveau biomarqueur permettant de distinguer les patients à plus fort risque de récidive est un défi que semble avoir relevé une équipe luxembourgeoise.

Les chercheurs ont initié leur travail par l’analyse d’une large base de données dans laquelle sont à la fois recueillis le profil clinique du patient et une exploration moléculaire de sa tumeur. Plus précisément, leur attention s’est portée sur le niveau d’expression des gènes de la famille MYO5, la littérature scientifique semblant indiquer que les myosines 5, des protéines impliquées dans l’organisation structurale des cellules, pourraient jouer un rôle important dans le développement cancéreux. Et en effet, les résultats obtenus grâce aux données des quelques 829 patients inclus dans cette base montrent que le niveau d’expression du gène MYO5B est inversement proportionnel au degré de progression de la maladie.

Mais les chercheurs n’ont pas restreint leurs investigations à cette analyse bio-informatique. Leurs premiers résultats ont été confrontés à une exploration détaillée du niveau d’expression du gène MYO5B – et de la quantité de protéines produite en conséquence – dans des échantillons prélevés auprès de patients d’une seconde cohorte. Pour s’assurer que les données reflétaient bien la situation des cellules cancéreuses et non d’autres cellules (immunitaires par exemple) infiltrées dans les prélèvements, une micro-dissection au laser des échantillons a été réalisée, pour isoler spécifiquement les cellules de l’épithélium digestif. Là encore, les résultats étaient clairs : entre cellule épithéliale saine et une cellule épithéliale cancéreuse prélevée chez le même patient, l’expression de MYO5B chutait significativement.

Enfin, grâce à l’étude d’autres cohortes de patients, pour lesquels des données moléculaires et un suivi clinique étaient disponibles, les chercheurs luxembourgeois ont pu mettre en évidence un lien entre la faible expression de MYO5B dès les premiers stades de développement cancéreux (stades I et II, c’est-à-dire sans envahissement ganglionnaire) et le risque de récidive. Chez les patients de stade II, pour lesquels la question de l’administration d’une chimiothérapie adjuvante se pose, cette nouvelle indication pourrait être décisive.


R. D.

Source : Letellier, E. et al ; Loss of Myosin Vb in colorectal cancer is a strong prognostic factor for disease recurrence; British journal of cancer; Novembre 2017


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