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Cancer du col de l’utérus, expérimentation positive pour le dépistage organisé

Une évaluation menée par l’agence Santé publique France montre qu’une organisation nationale du dépistage du cancer du col de l’utérus permet de faire progresser la participation.

La mise en œuvre d’un programme de dépistage organisé n’est pas une mince affaire. Quelle est l’efficacité du programme sur le taux de participation, quel bénéfice apporte-t-il en terme de santé publique, quel coût peut être assumé par la société… ?

Tout doit donc être évalué et pesé avant que les pouvoirs publics ne puissent généraliser de tels programmes à l’ensemble du territoire national. En ce qui concerne le cancer du col de l’utérus, la question de l’organisation d’un dépistage à l’échelle nationale se pose depuis longtemps et les premières expérimentations ont été initiées dans les années 90. Aujourd’hui, ce sont les résultats d’une expérimentation à grande échelle qui sont analysés par l’agence Santé publique France. Leurs conclusions sont très encourageantes.

Les cinq départements qui avaient initié une expérimentation dès les années 90 ont été rejoints par neuf autres en 2010 dans le cadre d’un protocole commun : celui-ci prévoit une incitation puis une relance des femmes de 25 à 65 ans non testées dans les trois dernières années ainsi qu’un recueil par les structures de gestion1 de tous les frottis réalisés, que la démarche de dépistage soit spontanée ou provoquée par une invitation ou une relance.

Réalisée sur la période 2010-2014 dans 13 départements, l’expérimentation a touché 13,4 % de la population cible en France. Selon les résultats obtenus, la participation moyenne était de 62,3 % avec une disparité importante d’un département à l’autre. Les territoires les plus assidus étaient globalement ceux qui avaient commencé l’expérimentation dès les années 90 (plus de 70 % dans le Haut-Rhin, Bas-Rhin et Isère), à l’exception de la Martinique, lanterne rouge de cette expérimentation (41,6 %). Parmi les départements ayant rejoint le protocole en 2010, la participation oscillait entre 51,3 % dans le Cher et 63,9 % dans le Maine-et-Loire.

Concrètement, 323 cancers invasifs et 5 180 lésions précancéreuses ont été détectés pendant la période d’expérimentation. Plus de 231 000 femmes ont été dépistées grâce aux invitations, auxquelles s’ajoutent 48 000 autres, mobilisées par les relances. Ces chiffres représentent une augmentation moyenne de 12 points entre le taux de participation au dépistage réalisé spontanément et le taux obtenu grâce au protocole testé.

En conclusion de cette évaluation, l’agence Santé publique France estime que l’organisation d’un dépistage du cancer du col de l’utérus à l’échelle nationale permettrait d’accroître le nombre de femmes dépistées. Son rapport permet aussi d’insister sur les rôles multiples des structures locales de gestion pour la bonne mise en œuvre d’un tel dépistage.


R.D.

1 les structures de gestion sont des institutions (Agence Régionale de Santé) ou des associations, qui sont chargées de la mise en œuvre, sur un territoire donné, des programmes de dépistage ou d’autres missions de santé publique : envoi des courriers d’invitation au public concerné par un programme de dépistage, sensibilisation des professionnels de santé, relais local des campagnes de communication nationales…

Source : Rapport de l’agence Santé publique France téléchargeable ici


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