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Cancer du col de l’utérus : vers une généralisation du dépistage organisé

La mise en œuvre d’un dépistage organisé du cancer du col de l’utérus devrait devenir une réalité à l’échelle nationale.

Les résultats d’études menées sur différents territoires confirment l’intention des autorités de santé de mettre en place un dispositif national, comme cela a déjà été fait pour les cancers du sein et les cancers colorectaux.

Nous rapportions en septembre dernier les résultats d’une étude pilote réalisée dans 13 départements entre les années 2010 et 2014. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’intérêt d’un dispositif encadrant le dépistage du cancer du col de l’utérus chez les femmes de 25 à 65 ans et les résultats étaient largement en faveur d’une généralisation à l’échelle nationale d’un tel dispositif. La publication, aujourd’hui, d’un numéro spécial du Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) sur la généralisation du dépistage organisé du cancer du col de l’utérus permet de revenir sur les résultats de cette étude ainsi que sur des considérations financières, indispensables lorsque l’on envisage de déployer à l’échelle nationale un dispositif réalisé à l’échelle régionale.

Une étude médico-économique a ainsi été réalisée par l’Institut national du cancer pour estimer la balance bénéfice/coût de la généralisation du dépistage organisé. Etant donné les bénéfices que représente une prise en charge précoce, voire préventive (formes précoces de cancers ou formes pré-cancéreuses) des cancers du col de l’utérus, les dépenses engagées pour l’invitation et la relance de toutes les femmes de 25 à 65 ans qui ne sont pas spontanément participantes semblent parfaitement justifiées.

Une autre étude rapportée dans ce numéro du BEH évaluait l’efficacité d’une stratégie parallèle au dépistage organisée : l’envoi, aux femmes qui ne répondent pas à l’invitation du dépistage organisé, d’un kit d’auto-prélèvement vaginal, en vue de réaliser un test de détection du Papillomavirus. Là encore, cet option permet de multiplier par deux la participation (de 11,7 % à 22,5 %) et semble pertinente à maintenir.

Dans leur éditorial, Norbert Ifrah (Président de l’Institut national du cancer) et François Bourdillon (Directeur général de Santé publique France) insistent donc sur le fait que « ces résultats sont de bon augure et permettent d’envisager de généraliser le programme en 2018 ». Ils rappellent aussi qu’un tel dispositif national est complémentaire de la campagne de vaccination qui permet à toutes les jeunes filles de se protéger des infections des principales souches de HPV responsables de plus de 70 % des cas de cancers du col de l’utérus.


R. D.

Source : http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2017/2-3/2017_2-3_4.html


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