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10 mai 2019

Cancer du poumon : validation préclinique d’une nouvelle approche ciblée

Face au développement de résistances aux traitements actuels, la mise au point de nouvelles stratégies thérapeutiques est un enjeu majeur pour améliorer la prise en charge des patients atteints par un cancer du poumon non à petites cellules. Une équipe française a identifié une nouvelle cible, ainsi qu’un moyen de l’atteindre ; les premiers résultats montrent que leur stratégie permet de restaurer la sensibilité des tumeurs pulmonaires aux chimiothérapies classiques.

Les cancers du poumon sont à l’origine de plus de 30 000 décès chaque année en France. De nature agressive, ces cancers sont souvent diagnostiqués à un stade avancé et nécessitent des traitements intensifs. Si l’arrivée de plusieurs thérapies ciblées et d’immunothérapies a permis d’améliorer significativement la survie et la qualité de vie des patients, le pronostic de ces cancers reste sombre. En cause ? L’émergence et l’expansion, au sein d’une tumeur, de cellules cancéreuses résistantes aux différents traitements proposés : chimiothérapies au platine ou thérapies ciblées dirigées contre la mutation des gènes EGFR ou ALK, notamment. C’est en essayant de comprendre cette « adaptabilité » des tumeurs dans les formes les plus agressives de cancers du poumon que les chercheurs de l’équipe de Patricia Forgez (Inserm, Université Paris Descartes) ont identifié une cible potentielle : la neurotensine et son récepteur (NTSR1) y sont fortement exprimés comme, d’ailleurs, dans d’autres localisations cancéreuses.

Depuis plusieurs années, les chercheurs parisiens décrivent l’action de cette molécule qui, lorsqu’elle est produite dans la tumeur, stimule de multiples cascades de réactions dans les cellules cancéreuses, l’une de ces réactions étant la production du récepteur associé. Une autostimulation sans fin en quelque sorte. Dans l’étude publiée dernièrement, les chercheurs ont vérifié que leurs observations passées étaient bien corrélées à une réalité moléculaire chez les patients. En étudiant des échantillons provenant de patients touchés par des cancers du poumon non à petites cellules, ils ont associé les niveaux d’expression plus élevés de NTSR1 à une moins bonne sensibilité aux chimiothérapies à base de platine.

Sur ces bases, le blocage du dialogue entre une certaine forme, allongée, de neurotensine (plus spécifiquement exprimée dans la tumeur) et le récepteur NTSR1 a été mis en œuvre. En l’occurrence, un anticorps dirigé contre cette forme longue de neurotensine a permis, dans un modèle préclinique, de restaurer la sensibilité des tumeurs au cisplatine. Non seulement la croissance de la tumeur était limitée, mais le nombre de métastases était divisé par deux par rapport aux sujets ne recevant pas la thérapie testée. Des données qui laissent envisager un développement clinique dans les années à venir, pour continuer à enrichir l’arsenal thérapeutique disponible contre les cancers du poumon.

 


R.D.
Source : Wu, Z. et al; Modulation of lung cancer cell plasticity and heterogeneity with the restoration of cisplatin sensitivity by neurotensin antibody; Cancer Letters; Mars 2019

 


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