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Cancer du sein : à quoi tient le destin des cellules souches cancéreuses ?

Une équipe française a mis en lumière un mécanisme moléculaire impliqué dans la prolifération de cellules souches de cancers du sein.

L’agressivité des cancers du sein, la sensibilité aux traitements ou encore le risque de récidive sont très variables d’une patiente à l’autre. 

L’identification de cellules souches cancéreuses au sein des tumeurs a permis de comprendre en partie ces  phénomènes, mais leur biologie reste mystérieuse. Selon les données actuelles, ces cellules souches seraient à la fois capables de se différencier pour donner naissance aux cellules qui constituent les tumeurs, mais aussi de se diviser pour maintenir la réserve de cellules souches. Des travaux réalisés par des chercheurs français, avec le soutien de la Fondation ARC*, ont fait la lumière sur un mécanisme moléculaire qui serait au cœur de cette double compétence des cellules souches des cancers du sein.

C’est en bloquant ou, au contraire, en stimulant l’expression de toute une série de gènes que les chercheurs ont identifié un potentiel suspect : le microARN « miR-600 ». Ces microARN sont des molécules, cousines proches de l’ADN, capables d’interférer avec l’expression de certains gènes et donc de bloquer la production des protéines correspondantes. Les chercheurs ont observé qu’une suppression du microARN miR-600 dans les cellules engendrait une expansion des cellules souches cancéreuses et, in fine, une augmentation de l’agressivité tumorale. À l’inverse, lorsqu’elles exprimaient massivement miR-600, les cellules souches ne s’auto-renouvelaient plus, mais entraient plutôt dans un processus de différenciation, associé à une baisse de l’agressivité. Allant plus au fond des mécanismes mis en jeu, les chercheurs ont identifié la protéine ciblée par miR-600 – la protéine SCD1 – puis les cibles de cette dernière… Ainsi, c’est toute une cascade d’activations ou de blocages qui a été décrite, avec autant de cibles potentielles pour envisager enrayer le système.

Enfin, l’analyse de 120 tumeurs mammaires a permis aux chercheurs de confirmer que le faible niveau d’expression de miR-600 était bien corrélé à un pronostic plus faible pour les patientes. Ce microARN serait donc bien une cible pertinente pour intervenir sur le destin des cellules souches cancéreuses mammaires, et donc sur le risque de récidive ou de résistance aux traitements.


Source : El Helou, R. et al ; miR-600 Acts as a Bimodal Switch that Regulates Breast Cancer Stem Cell Fate through WNT Signaling; Cell Reports; février 2017

* Une subvention de 215 000 euros avait été attribuée en 2009 pour l’achat d’un trieur de cellules, appareil permettant d’isoler parmi des millions de cellules celles qui présentent des caractéristiques particulières, des cellules souches cancéreuses en l’occurrence.


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