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Cancer du rein avancé : les immunothérapies en première ligne ?

Un nouvel essai clinique de phase III fait progresser les immunothérapies dans la prise en charge de certains patients atteints d’un cancer du rein avancé.

Depuis quelques années, de nouvelles immunothérapies sont entrées dans la pratique clinique pour traiter les patients atteints de mélanome, de cancers pulmonaire ou de cancers du rein, notamment. Ces traitements reposent sur l’action d’anticorps qui reconnaissent les protéines PD-1, PD-L1 ou CTLA-4 et permettent ainsi de bloquer des mécanismes mis en place par les tumeurs pour réduire l’activité des cellules immunitaires potentiellement réactives. Ces anticorps, que les spécialistes appellent des « inhibiteurs de checkpoint immunitaires », sont encore réservés aux patients atteints de cancers de stade avancés, souvent en seconde ligne de traitement, c’est-à-dire après que d’autres traitements aient été proposés. Mais les essais se succèdent et les immunothérapies parviennent, pour certains mélanomes ou cancers du poumon, à faire preuve d’une meilleure efficacité que les traitements « conventionnels » dès la prise en charge initiale des patients. Aujourd’hui ce sont des patients atteints d’un cancer du rein avancé qui pourraient bénéficier plus rapidement de ces nouveaux traitements.

C’est un essai de phase III, mené auprès de 1 070 patients, qui ouvre cette porte. Ses résultats ont été présentés en septembre au Congrès de la Société d’oncologie médicale européenne (ESMO). L’objectif était de comparer l’efficacité du traitement de première ligne actuel, une thérapie ciblée (le sunitinib), à celle d’une double immunothérapie (anti PD-1 + anti CTLA-4). Après un suivi médian des patients de plus de deux ans, les investigateurs ont pu observer une amélioration très nette de la survie des patients qui avaient initialement un pronostic intermédiaire ou mauvais : estimée à 26 mois avec le sunitinib, elle n’était pas encore atteinte avec la double immunothérapie et les chercheurs ont pu calculer un risque de décès réduit de 37 %. Alors que le taux de réponse au traitement était de 27 % pour les patients recevant le sunitinib, il parvenait à 42 % avec la double immunothérapie. Cette réponse était aussi nettement plus durable dans ce dernier cas. En revanche, pour les patients au pronostic plus favorable le sunitinib semblait toujours être plus intéressant, assurant un meilleur taux de réponse et une meilleure survie.

Les meilleurs résultats de l’essai ont été obtenus auprès des patients chez qui plus de 1 % des cellules cancéreuses exprimaient la protéine PD-L1 (qui participe aux mécanismes de régulation du système immunitaire), un seuil qui permettrait donc d’identifier a priori les patients qui bénéficieraient le mieux de la double immunothérapie.


R. D.

Source : APMnews ; Cancer du rein avancé : l’immunothérapie nivolumab+ipilimumab en passe de détrôner le standard en première ligne ; 11 septembre 2017


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