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Cancers du sein radio-induits : la surveillance doit s’organiser

La surveillance des femmes ayant reçu une irradiation thoracique durant leurs trente premières années n’est pas suffisante étant donné leur risque accru de cancer du sein.

L’information n’est pas nouvelle : les femmes qui ont reçu une radiothérapie au niveau de la poitrine dans leurs trente premières années ont un risque accru de développer un cancer du sein.

Ces cancers du sein dits « radio-induits » peuvent survenir de nombreuses années après l’irradiation reçue pour traiter un premier cancer mais restent, malgré tout, des cancers du sein précoces. Tout du moins ils surviennent généralement avant 50 ans, l’âge auquel les femmes sont inclues au programme national de dépistage des cancers du sein. Comment ces femmes sont alors surveillées, à l’issue de leur traitement initial, pour bénéficier d’un diagnostic le plus précoce possible si un cancer secondaire se développe ? C’est la question qu’ont posé des chercheurs français menés par Charlotte Demoor-Goldschmidt et Florent de Vathaire, soutenus par la Fondation ARC.

Leur étude s’est basée sur l’analyse d’une cohorte constituée de 104 femmes qui, ayant reçu une radiothérapie thoracique avant l’âge de trente ans, ont été touchées par un cancer du sein avant 50 ans. L’enjeu de leurs travaux était non seulement de décrire les caractéristiques cliniques des cancers qui se développent chez ces femmes, mais aussi de reconstituer les circonstances du diagnostic.

Dans la cohorte étudiée, les cancers du sein survenaient à un âge moyen de 37 ans - environ 20 ans après l’irradiation thérapeutique - et la très grande majorité des cas (88,5 %) étaient diagnostiqués à un stade symptomatique. Sur les 104 femmes, seulement 17,5 % étaient suivies pour le risque de second cancer et aucune ne bénéficiait d’un dépistage par imagerie par résonnance magnétique. Pourtant des recommandations existent : les jeunes patientes doivent avoir un suivi mammaire spécifique dès lors qu’elles ont subi un traitement irradiant au niveau du sein ou à proximité. Ainsi, si les jeunes patientes des années 2010 devraient être suivies, celles qui ont reçu un traitement il y a de nombreuses années n’ont pas nécessairement été informées des risques et ne sont pas inclues, a priori, dans des programmes de surveillance adaptés.

Aux vues de leurs résultats, les auteurs suggèrent qu’un travail soit réalisé auprès des médecins et des anciennes patientes, pour les sensibiliser à la nécessité d’un suivi dont les modalités doivent être adaptées au risque auquel elles sont exposées. La mise en place d’une organisation nationale du suivi de ces patients pourrait, en outre, pallier le manque d’efficacité des recommandations actuelles.


R. D.

Source : Demoor-Goldschmidt, C. et al ; Clinical and diagnosis characteristics of breast cancers in women with a history of radiotherapy in the first 30 years of life: A French multicenter cohort study; Radiotherapy and Oncology; 18 juillet 2017


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