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Communiqué de presse

17 mai 2019

La Fondation ARC pour la recherche sur le cancer remet une subvention de 580 000 euros à la professeure Elizabeth Moyal

La Fondation ARC pour la recherche sur le cancer remet une subvention de 580 000 euros à la professeure Elizabeth Moyal au Centre de recherches en cancérologie de Toulouse pour ses travaux visant à identifier parmi les patients atteints d’une récidive d’un cancer du cerveau très agressif, ceux pour qui l’immunothérapie associée à la radiothérapie serait efficace et bien tolérée.

La Fondation ARC a remis aujourd’hui une subvention de 580 000 euros à la professeure Elizabeth Moyal. Responsable de l’équipe « Radiorésistance des glioblastomes : des voies de signalisation moléculaire aux essais cliniques » au Centre de recherches en cancérologie de Toulouse (CRCT), cette neuro-oncologue est aussi Chef du département de radiothérapie à l’Institut Universitaire du Cancer de Toulouse (IUCT-Oncopole). Le nouveau projet de recherche qu’elle coordonne a pour objectif de déterminer les profils de glioblastomes récurrents susceptibles de répondre différemment à la combinaison radiothérapie/immunothérapie.

Le soutien de la Fondation ARC à ce projet s’inscrit dans le cadre de l’appel à projets « SIGN'IT : Signatures en immunothérapie » créé en 2018 et dont l’objectif est d’accélérer le déploiement sécurisé des immunothérapies pour plus d’indications et plus de patients, tout en identifiant de nouvelles pistes pour renforcer encore leur efficacité. « Cette priorité scientifique s'est concrétisée par le lancement de six projets de recherche, sélectionnés par un comité d’experts international. L’enjeu est de développer les immunothérapies contre les cancers dans le cadre d’une médecine de précision, permettant d’accompagner plus efficacement la décision thérapeutique et le suivi des patients » indique François Dupré, Directeur général de la Fondation ARC.

Avec 2 700 nouveaux cas par an en France, le glioblastome est le cancer du cerveau le plus fréquent. Traité par la chirurgie, quand celle-ci est possible, puis par un protocole associant radiothérapie et chimiothérapie, ce cancer se caractérise par son agressivité et son fort taux de récidives, de mauvais pronostic. Le traitement actuel de ces rechutes repose le plus souvent sur une nouvelle ligne de chimiotherapie, malheureusement souvent peu efficace, mais également dans certains cas sur une radiothérapie par irradiation très ciblée et à hautes doses, dite radiothérapie « stéréotaxique hypofractionnée ». La radiothérapie agit principalement en détruisant les cellules tumorales ; elle peut aussi augmenter la réaction du système immunitaire contre les tumeurs, notamment si elle est hypofractionnée. Ainsi que le souligne Elisabeth Moyal, « le glioblastome est une tumeur froide, peu infiltrée en lymphocytes et qui ne répond pas à l’immunothérapie seule. La radiothérapie hypo-fractionnée pourrait permettre par son effet immun de transformer cette tumeur froide en une tumeur chaude, plus sensible à l’immunothérapie ». Cette spécificité de la radiothérapie hypofractionnée, ajoutée à la détection dans les glioblastomes de freins à la réponse immunitaire (telles que la protéine PD-L1), ont contribué au développement clinique de l’association de l’immunothérapie à la radiothérapie.

L’enjeu des recherches coordonnées par la professeure Elizabeth Moyal est de parvenir à identifier, par des méthodes diagnostiques les moins invasives possibles, une « signature », c’est-à-dire un ensemble de marqueurs biologiques et d’imagerie permettant de prédire la réponse à l’association immunothérapie/radiothérapie.

Son projet s’appuie sur les données collectées dans le cadre de l’essai clinique STERIMGLI qu’elle coordonne également. Cet essai compare la tolérance et l’efficacité de la radiothérapie stéréotaxique hypofractionnée seule ou en association avec une immunothérapie (un anti-PD-L1, le durvalumab) pendant un an ou jusqu’à une nouvelle rechute. Cet essai national vise à inclure 50 patients atteints d’un glioblastome en récidive et les premiers résultats montrent déjà une bonne tolérance de l’immunothérapie associée à la radiothérapie.

Pour identifier une « signature » permettant de prédire la réponse à l’association immunothérapie/radiothérapie, le travail des chercheurs mobilisés porte sur la collecte et la mise en relation de multiples données issues des examens d’imagerie, des analyses génétiques et de biologie cellulaire des 50 patients inclus. Des IRM multimodales réalisées tous les deux mois permettent d’étudier la morphologie de la tumeur et son activité (vascularisation et métabolisme). Les analyses d’échantillons sanguins collectés avant et pendant le traitement sont axées sur la composition en protéines (le protéome) et la recherche des exosomes qui permettent aux cellules cancéreuses de communiquer à distance avec d’autres cellules et le suivi des caractéristiques et de l’activité des lymphocytes dans le sang circulant. Les chercheurs travaillent aussi sur les biopsies réalisées lors du diagnostic et sur les échantillons tumoraux récupérés lors de la chirurgie en vue de collecter des informations sur la protéine PD-L1 et sur la quantité des mutations sur l’ADN des cellules cancéreuses, un indicateur déjà corrélé dans la réponse à l’immunothérapie pour d’autres cancers.

« C’est la combinaison de ces « big datas » qui permettra de dresser des profils de réponses à l’association de l’immunothérapie et de la radiothérapie. Les résultats de notre projet ouvriront, je l’espère, de nouvelles perspectives de prise en charge personnalisée des patients atteints de glioblastomes. » explique Elizabeth Moyal qui a tenu à remercier la Fondation ARC pour le soutien significatif apporté à ce projet inscrit dans une recherche académique collaborative et indépendante.


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