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La qualité nutritionnelle des aliments : un facteur prédictif du risque de cancer du sein

Selon une étude réalisée auprès de plus de 46 000 femmes de la cohorte Nutrinet-Santé, un score révélateur de la qualité nutritionnelle des aliments consommés constituerait un facteur prédictif du risque de cancer du sein.

L’existence d’un lien entre l’alimentation et le risque de cancer du sein est largement admise. On estime même qu’environ un tiers de ces cancers serait lié à des facteurs nutritionnels. Pour traduire ces données globales à l’échelle individuelle, des chercheurs en épidémiologie nutritionnelle (EREN, Bobigny) ont mis en regard les niveaux de risque de cancer du sein calculés chez quelques 46 864 femmes de la cohorte « Nutrinet-Santé » et la qualité nutritionnelle de leur alimentation.

Pour caractériser cette qualité nutritionnelle, les chercheurs ont travaillé à partir d’un système mis au point au Royaume-Uni, qui traduit en un score la teneur en éléments considérés comme globalement défavorables (glucides, acides gras saturés, haute teneur énergétique ou forte teneur en sel) ou plutôt bénéfiques (fibres, protéines, fruits, légumes). Ce score, qui permet donc de qualifier un aliment, un plat préparé, un panier de courses ou encore le régime alimentaire d’un consommateur, a ainsi été calculé pour les 46 864 femmes inclues dans l’étude, au cours d’un suivi médian de 4 ans (trois enregistrements alimentaires en 15 jours, tous les six mois). A l’issu de ce suivi, le résultat apparait clairement : un score élevé, révélant une qualité nutritionnelle médiocre, est corrélé à une incidence plus importante de cancer du sein (+ 52 %).

Si l’étude présente certaines limites, dont un recrutement exclusif de femmes volontaires dans la cohorte Nutrinet-Santé, ces résultats mettent en avant l’intérêt de disposer d’un outil individuel pour établir un lien clair entre ses habitudes alimentaires et le risque de cancer du sein. La traduction de ce score en un logo facilement lisible, choisi le mois dernier par les autorités sanitaires françaises, devrait enfin aider chacun à adapter ses choix nutritionnels pour réduire son risque de cancer.

Nutriscore : pour voir les aliments sous leur meilleur profil

A la mi-mars 2017, le ministère de la santé a tranché : le « Nutriscore » sera le système d’étiquetage nutritionnel simplifié recommandé par les autorités. Il s’agit d’un logo permettant de classer tous les produits alimentaires dans cinq catégories. Du « A » vert (aliment bon) au « E » rouge (aliment à limiter), cette gradation repose sur les travaux menés depuis des années par l’équipe EREN (Equipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle, Bobigny).

 

En ce qui concerne la forme, mise au point par Santé Publique France, des tests ont été réalisés en conditions réelles et en laboratoire pour identifier celle qui permettait la meilleure appropriation du message par les consommateurs et qui était susceptible d’entraîner une modification de leur comportement d’achat. Parmi les quatre systèmes d’étiquetage testés, le Nutriscore est apparu comme le plus efficace, notamment auprès des consommateurs qui se tournent habituellement vers les produits les moins chers ou ceux qui sont les plus défavorisés.

 

L’arrêté qui doit officialiser la décision du ministère avait été annoncé pour début avril. Dès sa publication, il permettra la mise en place du logo sur les emballages par les industriels qui souhaiteront le faire. Une réglementation européenne prévoit en effet que ce dispositif soit facultatif et que les industriels gardent aussi la liberté d’apposer un autre type de logo. L’enjeu actuel est donc de recueillir l’adhésion de l’ensemble des acteurs de l’industrie agro-alimentaire autour du Nutriscore, afin que l’information soit la plus cohérente et claire possible.

 

En attendant la mise en œuvre de cet étiquetage, une initiative citoyenne collaborative permet de disposer de l’information nutritionnelle pour environ 100 000 produits, référencée dans un site web et accessible simplement via une application gratuite.

 

Pour en savoir plus : www6.inra.fr/nacre


R. D.

Source : Hélène Joubert; Risque de cancer du sein, quel est le rôle prédictif du profilage nutritionnel ?; Le Quotidien du médecin ; 13 mars 2017

Deschasaux, M. et al ; Association entre un score reflétant la qualité globale de l’alimentation (FSA-NPS DI) et le risque de cancer du sein ; Communication orale aux Journées Francophones de Nutrition (Montpellier)


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