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Les cancers en France, des estimations chiffrées pour 2017

Les dernières estimations d’incidence et de mortalité par cancer ont été publiées en ce début d’année. Un point sur les principaux chiffres et sur la démarche méthodologique qui les a fait naître.

Publiées tous les deux ans, les estimations réactualisées de l’incidence et de la mortalité des cancers constituent des indicateurs importants pour les pouvoirs publics et les services de santé et contribuent ainsi à l’objectif 15 du Plan Cancer 2014-2019 : « Appuyer les politiques publiques sur des données robustes et partagées ».

400 000
nouveau cas
de cancer en 2017
150 000
décès
par cancer en 2017

En 2017, épidémiologistes et statisticiens ont estimé à environ 400 000 le nombre de nouveaux cas de cancers (214 000 chez l’homme et 185 500 chez la femme) survenus en France métropolitaine. La maladie aurait par ailleurs été responsable de 150 000 décès (84 000 chez l’homme et 66 000 chez la femme).

Chez les hommes, les cancers les plus fréquents restent les cancers de la prostate (48 427 cas, en 2013*), du poumon (32 500 cas) et du côlon-rectum (24 000 cas). Pour les femmes, les cancers du sein restent de loin les plus fréquents (59 000 cas), suivis des cancers du côlon-rectum (21 000 cas) et du poumon (17 000 cas).

En termes de mortalité, les cancers du poumon sont toujours responsables du plus grand nombre de décès chez les hommes (21 000), loin devant les cancers du côlon-rectum (9 300) et de la prostate (8 200). Chez les femmes, en revanche, la mortalité par cancers du poumon (10 000) pourrait se rapprocher de plus en plus de celle des cancers du sein (12 000) dans les temps à venir, comme cela avait été observé à l’échelle européenne en 2015.

Comment sont obtenus ces chiffres ?

Pour réaliser cette mise à jour, les statisticiens du Service de Biostatistique des Hospices civils de Lyon (HCL) travaillent d’une part sur les données d’incidence de la base commune du Réseau français des registres de cancer (le réseau Francim, couvrant environ 17 % de la population française) et d’autre part sur les données de mortalité fournies par le Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc, INSERM). Les auteurs du rapport précisent donc bien qu’en aucun cas il ne s’agit d’un comptage des diagnostics ou des décès réellement survenus dans l’année achevée, mais bien de projections, réalisées à partir des données réelles collectées jusqu’en 2013 pour 19 localisations de tumeurs solides.

Tout le travail des statisticiens est d’« imaginer » les évolutions possibles entre la photo prise en 2013 et la situation de 2017. Un chemin de quatre années qui doit être modélisé, une hypothèse épidémiologique qui doit être imaginée afin de correspondre au mieux à la réalité. Pour réaliser ces modélisations, trois scénarios ont été suggérés pour chaque localisation étudiée, accordant chacun un poids plus ou moins important à des changements de tendance, à une évolution de l’âge de la population…

  • Scénario A « la tendance récente se prolonge ».
  • Scénario B « le risque de 2017 est identique à celui de 2013 ».
  • Scénario C « la tendance moyenne 1980-2013 se prolonge ».

D’une manière générale, le scénario A était le plus adapté et les écarts d’estimations n’étaient pas majeurs d’un scénario à un autre.

Autre alerte précisée par les auteurs, ces données ne peuvent rigoureusement pas être employées dans l’optique d’une analyse des tendances. Celles-ci font l’objet d’une estimation dédiée, réalisée tous les cinq ans. La dernière avait été réalisée en 2013 et portait sur la période de 1980 à 2012.


* Pour les cancers de la prostate, la projection de l’incidence en 2017 n’a pu être réalisée et la donnée de 2013 est donc directement rapportée à la population actuelle. Les données de mortalité, générées nationalement, ont pu être projetées pour 2017.

R. D.

Source : Jéhannin-Ligier K, Dantony E, Bossard N, Molinié F, Defossez G, Daubisse-Marliac L, Delafosse P, Remontet L, Uhry Z. Projection de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2017. Rapport technique. Saint-Maurice : Santé publique France, 2017. 80 p


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