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Mélanome : la réponse à l’immunothérapie déterminée par la flore intestinale

Une étude clinique pointe l’importance de la composition de la flore intestinale dans la réponse à une immunothérapie destinée à lutter contre les mélanomes métastatiques.

Dans quel mécanisme biologique le microbiote intestinal n’est-il pas impliqué ?

Régulation de la fonction digestive, dégradation de substrats présents dans notre alimentation, production de certaines vitamines, fonctionnement du système immunitaire intestinal… Une étude clinique, réalisée par des chercheurs de Gustave Roussy, de l’AP-HP, de l’INRA et de l’Inserm montre que les milliards de micro-organismes que nous logeons dans notre tube digestif auraient également un effet sur la réponse de patients traités par l’ipilimumab, une immunothérapie utilisée pour le traitement des mélanomes métastatiques.

Cette molécule, destinée à libérer l’action anti-tumorale des lymphocytes qui reconnaissent les cellules cancéreuses, n’est en effet efficace que chez une minorité de patient(e)s. Il est donc essentiel d’identifier, a priori, les patients qui tireront un bénéfice clinique de ce traitement. Dans l’étude publiée dernièrement, les chercheurs ont analysé dans le détail – et dans le temps – la composition du microbiote de 26 patients traités à l’ipilimumab pour un mélanome métastatique. Ils ont ainsi pu montrer que ceux dont le microbiote présentait une importante population de bactéries du genre Faecalibacterium ou d’autres bactéries du grand groupe des Firmicutes étaient sensibles au traitement alors que d’autres patients, dont le microbiote était caractérisé par la prédominance d’espèces du genre Bacteroides étaient plus résistants à l’effet de l’immunothérapie. En revanche, les patients du premier groupe étaient plus fréquemment exposés à la survenue d’entérocolites, des inflammations de l’intestin grêle ou du côlon.

En conclusion, les chercheurs suggèrent que la composition du microbiote soit considérée comme un biomarqueur prédictif de la réponse à l’immunothérapie. À terme, l’ambition serait évidemment la mise en œuvre de stratégies visant à moduler la composition du microbiote intestinal pour que les patients répondent au mieux à cette immunothérapie.


Source : Chaput, N. et al ; Baseline gut microbiota predicts clinical response and colitis in metastatic melanoma patients treated with ipilimumab; Annals of Oncology; Avril 2017


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