Back to top

Contribuer

à la recherche sur le cancer

Agissons d'urgence pour guérir toujours plus d'enfants

et préserver leur avenir

Contribuer à la recherche sur le cancer :
Don ponctuel
Don mensuel
Punctual donation buttons
Regular donation buttons

Agissons d'urgence pour guérir toujours plus d'enfants

et préserver leur avenir

19 octobre 2018

Mystères embryonnaires, aux origines de certains cancers rares

Des chercheurs sont parvenus à identifier une origine commune à certaines formes rares de cancers de l’ovaire mais aussi du pancréas, qui surviennent exclusivement chez les femmes jeunes.
Pour comprendre l’origine d’un cancer, il faut parfois chercher loin. En l’occurrence, des chercheurs de l’Université de Genève ont dû remonter jusqu’au développement embryonnaire des patientes pour trouver des réponses.

Une forme rare de cancer du pancréas interpelle les médecins et les chercheurs : ce cancer, non gynécologiques, ne survient que chez les femmes alors même que le pancréas n’est, a priori, aucunement sensible à l’influence des hormones féminines comme peuvent l’être les cancers du sein, par exemple. Une piste de compréhension a commencé à se dessiner quand une spécialiste suisse des cancers de l’ovaire a découvert un article décrivant les anomalies génétiques propres à ces tumeurs du pancréas dites « mucineuses » (elles ressemblent à un kyste de tissu muqueux) : elles ressemblent étrangement aux mutations d’autres tumeurs mucineuses rares qui se développent, elles, dans l’ovaire de femmes jeunes.

Une comparaison approfondie des deux types de tumeur a donc été menée, grâce à l’exploration des gènes qui s’expriment dans les différentes populations de cellules cancéreuses ou saines, dans les deux organes. Le résultat était sans appel : les cellules des tumeurs mucineuses trouvées dans le pancréas et dans l’ovaire partagent plus de points communs entre elles qu’avec les cellules de l’organe dans lequel elle se développent. Mais comment expliquer cette proximité alors que les deux organes, distants, ne dépendent pas des mêmes mécanismes de régulation et n’assument pas de fonctions comparables… ?

Pour trouver une explication à cette énigme, les chercheurs se sont plongés dans le passé embryonnaire des patientes : lorsque l’embryon n’a que quelques semaines et que les futurs organes se mettent en place, des déplacements massifs de cellules ont lieu pour établir des populations qui, ici donneront naissance au système nerveux, là à des tissus osseux, et un peu plus loin à des cellules germinales (ovocytes ou spermatozoïdes). On connait bien les « itinéraires » de ces différentes populations de cellules et la position des futurs organes. En l’occurrence, les chercheurs ont montré que le futur pancréas se trouve sur la route des cellules qui, migrant vers les futures gonades (ovaires ou testicules), donnent ensuite naissance aux cellules germinales. L’hypothèse des chercheurs, confortée par des analyses génétiques de cellules embryonnaires, est que ces cellules migrantes se sont « perdues en chemin » et ont perduré dans le pancréas. La suite est plus complexe à décrire, mais certains autres facteurs doivent entrer en jeu pour le développement des cancers. Les patientes sont, par exemple, toutes fumeuses. Si l’équipe suisse précise que leurs travaux n’ouvrent pas directement de pistes pour la prise en charge des patientes, ils permettent de connaitre bien plus en détail la nature des cellules cancéreuses, un pré-requis pour envisager le développement futur de thérapie adaptées.


R. D.

Source : Communiqué de presse de l’UNIGE; L’origine de cancers frappant exclusivement les jeunes femmes; 19 octobre 2018


Retrouvez-nous
sur les réseaux sociaux