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20 juin 2019

Nanoparticules : alliées efficaces de la radiothérapie

Selon des résultats cliniques récents, des nanoparticules amélioreraient la prise en charge par radiothérapie de patients atteints de différents cancers. Une étude s’intéresse par ailleurs à l’immunité anti-tumorale, pressentie comme l’un des leviers de cette efficacité.

L’approche a fait ses premiers pas dès le début des années 2010. Elle repose sur l’injection, dans la tumeur, de nanoparticules constituées d’un cœur d’hafnium (un métal de la famille du zirconium ou du titane) et d’une enveloppe qui leur confère une bonne affinité pour les cellules cancéreuses. Lors d’une séance de radiothérapie, le cœur d’hafnium exposé aux rayons démultiplie le signal en émettant localement une forte dose d’énergie qui permet la production, dans les cellules cancéreuses, d’une quantité massive de molécules réactives responsables de l’effet toxique de la radiothérapie.

En novembre 2016, nous rapportions des résultats très encourageants (voir ci-contre https://www.fondation-arc.org/actualites/sarcomes-des-nanoparticules-pour-optimiser-la-radiotherapie-pre-operatoire) publiés par une équipe française, ceux d’un essai réalisé auprès d’une vingtaine de patients atteints de sarcomes et chez qui cette radiothérapie « améliorée » avait permis de faciliter le geste chirurgical. A l’occasion de la dernière édition du congrès international de l’ASCO, de nouveau résultats ont été obtenus dans d’autres contextes. Par ailleurs, une étude porte un éclairage nouveau sur l’action de ces nanoparticules, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de stratégies thérapeutiques.


Premiers résultats notoires, ceux d’un essai de phase I réalisé auprès de patients âgés ou faibles touchés par un cancer des voies aéro-digestives supérieures. L’essai a établi la dose optimale de nanoparticules et, parmi les treize patients suivis, neuf ont bénéficié d’une réponse complète sur le site tumoral ayant reçu une injection de nanoparticules.

Autres données présentées à l’ASCO en 2019, celles d’un essai équivalent mais portant sur le traitement de tumeurs hépatiques. Là encore, une escalade de doses a permis de s’assurer de la tolérance aux nanoparticules et de constater un taux de réponse très encourageant pour envisager des essais plus poussés.

Une dernière étude, enfin, s’est penché sur l’effet de cette « radiothérapie améliorée » sur la réponse immunitaire anti-tumorale. En effet, les chercheurs savent déjà que l’action locale de l’irradiation, par l’inflammation qu’elle produit et par la mort des cellules tumorales, permet la mise en place d’une réaction immunitaire locale. En travaillant sur des échantillons obtenus auprès des patients atteints d’un sarcome des tissus mous, les chercheurs ont montré une amplification de la réponse immunitaire dans les tissus tumoraux. Détail crucial, cette réponse comportait notamment les caractères d’une réponse immunitaire adaptative : plus efficace et plus durable. Des essais combinant cette approche de radiothérapie optimisée et d’immunothérapies ont ainsi été initiés sur les bases de ces résultats. 


R.D.


Sources : https://abstracts.asco.org/239/AbstView_239_262839.html
                https://abstracts.asco.org/239/AbstView_239_264125.html
                http://abstracts.asco.org/239/AbstView_239_264423.html


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