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28 juin 2019

PETscan, un nouveau traceur pour une meilleure précision

Un nouveau traceur permet d’optimiser la visualisation d’une trentaine de tumeurs lors d’un PET-Scan, examen d’imagerie courant lors du diagnostic du suivi des patients atteints de cancer.

Le scanner à émission de positrons (PETscan) est un examen d’imagerie utilisé très largement pour le diagnostic des cancers et pour le suivi des patients en cours de traitement. Il permet en effet de visualiser les masses tumorales dans l’organisme, en combinant le principe d’un scanner classique (par rayon X) à celui de la tomographie par émission de positron. Cette dernière approche repose sur le marquage des structures à observer à l’aide d’un traceur radioactif. Pour que ce traceur soit utile, il est couplé à un élément susceptible de se lier spécifiquement aux tumeurs. Dans une étude publiée dernièrement, des chercheurs allemands ont montré l’efficacité d’une nouvelle technique de marquage pour visualiser de nombreux types de tumeurs.

Pour que le traceur radioactif révèle bien les tumeurs, les radiologues utilisent généralement un dérivé du glucose marqué au fluore radioactif. Les besoins métaboliques des cellules cancéreuses étant particulièrement élevés, celles-ci absorbent massivement le glucose et « s’allument » littéralement lors du scanner. Si cette méthode a fait ses preuves et permet, en outre, de refléter le niveau d’activité métabolique des tumeurs, elle n’est pas toujours très sensible, certaines tumeurs n’ayant pas un métabolisme des sucres particulièrement élevé. Pour optimiser l’approche, les chercheurs de l’hôpital universitaire d’Heidelberg se sont tournés vers une molécule jusqu’alors utilisée comme outil thérapeutique : un inhibiteur de « FAP », pour fibroblast activation protein. Cette « protéine d’activation des fibroblastes » avait en effet été identifiée comme une cible thérapeutique potentielle, étant largement surexprimée dans les cellules qui forment le tissu de soutien des tumeurs et qui, dans certains cas, constituent jusqu’à plus de 90 % de la masse tumorale (pour en savoir plus sur ces cellules).

Les chercheurs ont donc fixé du gadolinium radiomarqué à un inhibiteur de FAP (FAPI) et ont testé la sensibilité de ce traceur auprès de 80 patients atteints de 28 tumeurs différentes. Leurs résultats ont révélé une très bonne spécificité de liaison, assurant des images bien contrastées et une délimitation précise des zones tumorales et saines. Avantage non négligeable, la mise en œuvre de cette technique ne nécessitait pas de préparation pour le patient, comme c’est le cas avec le jeûne avant un PETscan réalisé au glucose marqué. Au-delà de cette efficacité du marquage, le fait de visualiser les fibroblastes tumoraux pourrait aussi informer sur certains aspects important de la biologie des tumeurs, ces cellules jouant de nombreux rôles, en tant que cellules nourricières pour les cellules cancéreuses ou comme interlocutrices des cellules immunitaires présentes.


R.D.

Source : Kratochwil, C. et al; FAPI-PET/CT: Mean intensity of tracer-uptake (SUV) in 28 different kinds of cancer; Journal of Nuclear Medicine; Avril 2019


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