Back to top
Intro donation

Contribuer

à la recherche sur le cancer

Contribuer à la recherche sur le cancer :
Don ponctuel
Don mensuel
Punctual donation buttons
Regular donation buttons
15 juillet 2019

Santé osseuse des personnes traitées pendant l’enfance, des recommandations pour le suivi

Chez les personnes traitées pour un cancer durant l’enfance, le suivi médical à très long terme est capital. Dans la ligne de mire d’un groupe d’experts, la santé osseuse des anciens patients. La question est capitale et des recommandations ont été émises.

Grâce aux progrès des dernières décennies, les cancers qui touchent les enfants sont de mieux en mieux traités. Aujourd’hui, le taux de survie à cinq ans des jeunes patients est de plus de 80 %. Or certains cancers et leurs traitements peuvent avoir des conséquences sur l’organisme en plein développement des jeunes patients, des conséquences dont les manifestations peuvent être très tardives. En ce qui concerne la santé des os, un tissu dont le développement est particulièrement actif pendant l’enfance, les données à long terme commencent à être bien connues. Pour faire un point sur la question, un groupe de travail dédié à la santé osseuse en situation de cancer, issu de la Fondation internationale pour l’ostéoporose, a réalisé une revue de la littérature scientifique pour mettre à jour les recommandations de suivi et de prévention des atteintes osseuses auprès des anciens jeunes patients.

Leurs résultats, très larges, permettent de réaliser l’impact à long terme des traitements et/ou de la maladie sur la santé osseuse de jeunes patients. Exemple représentatif, les leucémies aigües lymphoblastiques, cancer le plus fréquent chez les enfants. Publiée en 2012, l’analyse d’une large cohorte a ainsi révélé que les enfants touchés par ces leucémies étaient notamment exposés à un risque important de fractures et de compression vertébrales après 12 mois de chimiothérapie. Grâce à une observation plus fine des groupes d’âge ou de la densité osseuse au diagnostic, il semblait possible, pour les auteurs, de développer un modèle prédictif des conséquences osseuses et d’adapter la prise en charge et surtout le suivi de ces patients. Inversement, la revue de la littérature médicale semblait n’associer aucun déficit de densité osseuse aux patients touchés par un lymphome.

Point important, les auteurs détaillent la nature des atteintes causées par les différentes thérapies, depuis l’hormonothérapie jusqu’à la chirurgie en passant par les multiples natures de chimiothérapie ou la radiothérapie. La chirurgie, par exemple, peut impliquer un traumatisme osseux important mais aussi une immobilisation plus ou moins longue et, ce faisant, une anomalie dans le développement normal de la structure osseuse.

Les membres du groupe de travail proposent une mise à jour des recommandations de surveillance et de prise en charge des anciens patients traités pendant l’enfance : évaluation de la densité minérale osseuse à partir de deux ans après la fin des traitements ; recours à des dosages permettant de suivre le métabolisme osseux et la fonction rénale. Des recommandations de supplémentation en calcium ou en vitamine D, ou de recours à une activité physique plus soutenue, peuvent être faites, en fonction des situations. Des traitements médicamenteux qui stimulent la formation de tissu osseux doivent aussi parfois être envisagés.

A l’issu de ce travail, les médecins proposent donc une méthodologie précise pour la surveillance des personnes qui ont été traitées pour un cancer dans l’enfance, mais ils indiquent aussi que des études plus approfondies doivent être menées auprès de groupe plus homogènes de patients afin de mieux connaître les conséquences osseuses précises des maladies et des traitements, pour mieux les anticiper, les prévenir ou les traiter.


R. D.

Source : Marcucci, G. et al; Bone health in childhood cancer: review of the literature and recommendations for the management of bone health in childhood cancer survivors; Annals of oncology; 21 mai 2019


Retrouvez-nous
sur les réseaux sociaux