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29 août 2019

Tumeurs rares du poumon, une cartographie pour mieux orienter les patients

Une équipe de 70 chercheurs a réalisé une description moléculaire approfondie de tumeurs pulmonaires neuroendocrines, permettant ainsi d’identifier les patients touchés par une forme sévère de ces cancers rares. Les données générées ouvrent des perspectives pour une meilleure prise en charge.

Dans notre organisme, les cellules neuroendocrines ont pour mission de secréter une hormone lorsqu’elles reçoivent un signal nerveux. Ces cellules sont présentes dans de nombreux organes, notamment dans les poumons, où leur prolifération anormale conduit à la formation de tumeur neuroendocrines pulmonaires (TNP). Parmi les quatre formes de TNP, les tumeurs carcinoïdes typiques ou atypiques (selon l’apparence des cellules cancéreuses, plus ou moins proche de celle des cellules saines) sont des cancers qui surviennent souvent chez des non-fumeurs. Elles ne représentent que 1 à 2 % des cancers invasifs du poumon et ont un pronostic généralement meilleur que celui de la majorité des cancers du poumon. Mais la distinction entre ces formes dites « indolentes » et les autres TNP, plus agressives est parfois délicate. Pour améliorer leur diagnostic et mieux comprendre leur biologie, une analyse en profondeur des caractéristiques moléculaires de 257 TNP a été réalisée par une équipe internationale de chercheurs. Leurs résultats, publiés dans la revue Nature communications, dressent un panorama qui devrait aider les cliniciens à optimiser la prise en charge des patients.

Lors de cette exploration, les chercheurs se sont particulièrement intéressés à la description des tumeurs carcinoïdes dites atypiques, les moins connues, afin de comprendre les ressorts moléculaires qui sous-tendent leurs caractéristiques cliniques. Mutations génétiques, niveaux d’expression de l’ensemble des gènes… l’ensemble de ces données ont permis aux chercheurs, accompagnés d’un système d’intelligence artificielle, d’établir l’existence d’un groupe de tumeurs qui se démarquait au sein de celles qui étaient considérées comme des « carcinoïdes atypiques ». De façon très intéressante, ces tumeurs, que les chercheurs ont nommé « supra-carcinoïdes », présentaient un profil clinique bien distinct, avec notamment un pronostic moins bon que celui des autres tumeurs carcinoïdes : la survie à 10 ans observée dans les deux groupes créés était en effet de 27 % pour les patients porteurs de tumeurs supra-carcinoïdes contre 88 % pour ceux qui étaient touchés par une autre tumeur carcinoïde atypique.

Outre la définition de profils moléculaires propres aux différentes TNP, les auteurs de cette étude ont confirmé l’intérêt diagnostique et pronostique de certains marqueurs. Ils ont aussi révélé la pertinence de certaines stratégies thérapeutiques, comme le ciblage de la protéine DLL3 ou la stimulation du système immunitaire, adaptées aux différentes tumeurs.


R.D.

Source : Alcala, N. et al; Integrative and comparative genomic analyses identify clinically relevant pulmonary carcinoid groups and unveil the supra-carcinoids; Nature communications; 20 août 2019


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