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01 février 2019

Un nouvel anticorps pour une double activation de l’immunité anti-tumorale

La multiplication des angles d’attaque est indispensable pour réussir à stimuler le système immunitaire des patients face aux cancers. L’une des pistes émergentes repose sur le blocage d’un nouveau mécanisme de régulation du système immunitaire. Des résultats précliniques encourageants ont été publiés récemment.

Ce que les médecins appellent les inhibiteurs de point de contrôle immunitaire constituent une nouvelle classe d’immunothérapies qui, depuis quelques années, montrent des résultats spectaculaires dans différents cancers. Ainsi, les anticorps qui reconnaissent les protéines PD-1, PD-L1 et CTLA-4 et permettent de bloquer l’effet immunosuppresseur de ces protéines ont changé drastiquement les perspectives d’une partie des patients atteints de mélanomes ou de cancers pulmonaires métastatiques, notamment. Malheureusement la majorité des patients, même touchés par ces cancers, ne bénéficient pas de l’action de ces immunothérapies. Chez eux, d’autres mécanismes mettent le système immunitaire en échec. Tout l’enjeu, pour les chercheurs, est d’identifier ces mécanismes et de développer les outils qui permettront de les désamorcer.

Dans un article publié en décembre dans la grande revue Cell, des chercheurs marseillais, décryptent l’action d’un tel outil, mis au point à la suite de l’identification d’un mécanisme particulièrement intéressant : il implique deux populations de cellules immunitaires, directement actives contre les cellules tumorales, les cellules NK (natural killer) et les lymphocytes T CD8. Ces deux types de cellules sont en effet capables de reconnaitre selon des modalités différentes les cellules anormales (infectées par un virus ou cancéreuses) et de les détruire. Autre point commun à ces cellules, elles arborent à leur surface la protéine NKG2A qui, lorsqu’elle est activée, réprime leurs comportements agressifs. Un nouveau point de contrôle immunitaire en somme.

Pour bloquer l’action de NKG2A, les chercheurs ont développé un anticorps, le monalizumab, et l’ont testé dans différents modèles expérimentaux. In vitro et in vivo, cette piste s’est révélée très efficace lorsqu’elle était couplée à une autre immunothérapie. Les chercheurs ont par ailleurs réussi à décrire les voies moléculaires de cet effet, différentes armes de la défense immunitaire étant sollicitées grâce à ces approches combinées. Ces données viennent étayer les résultats préliminaires des premiers essais cliniques évaluant l’action du monalizumab. Des essais dont les résultats définitifs sont scrutés avec attention.


R.D.


Source : André, P. et al; Anti-NKG2A mAb Is a Checkpoint Inhibitor that Promotes Anti-tumor Immunity by Unleashing Both T and NK Cells; Cell; 13 décembre 2018


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