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26 juillet 2018

Virus de l’hépatite C : des données en faveur d’un dépistage pour tous

Une étude de modélisation prédit la pertinence d’un dépistage universel, c’est-à-dire proposé à toute personne âgée de 18 à 80 ans.

Maladie chronique aux conséquences lourdes sur la qualité et l’espérance de vie, facteur de risque majeur de cancer du foie, le virus de l’hépatite C (VHC) a un curriculum chargé. Aujourd’hui le dépistage de ce virus est recommandé chez les personnes présentant un haut risque d’infection, mais cela pourrait bien changer : une étude réalisée dernièrement suggère qu’un dépistage universel, proposé à toute personne de 18 à 80 ans, serait coût-efficace.

On estimait en 2011 qu’environ 192 000 personnes étaient porteuses d’une infection chronique par le VHC en France. Par ailleurs, au sein de cette population, une étude de 2014 avançait qu’environ 75 000 personnes étaient infectées sans même le savoir. En effet, la maladie chronique n’est symptomatique qu’après de longues années de développement silencieux dans le foie. Aujourd’hui des traitements antiviraux permettent à plus de 90 % des patients qui les reçoivent de guérir de cette infection en une douzaine de semaines et au prix d’effets secondaires en général mineurs. Mais pour recevoir ces traitements, encore faut-il savoir que l’on est infecté… Actuellement, le dépistage du VHC est recommandé par les autorités sanitaires aux personnes à risque, mais une étude récente menée par l’équipe « Infection, Antimicrobiens, Modélisation, Evolution » (INSERM – Université Paris Diderot – Université Paris 13) pourrait faire évoluer radicalement ces recommandations.

Pour savoir quelle stratégie de dépistage serait optimale en France, les chercheurs ont reconstitué la population française dans un outil de modélisation en y intégrant de nombreuses données de différents types : le nombre présumé de personne infectées par le VHC sans le savoir (selon les données d’une enquête de séroprévalence réalisée en 2004 par l’Institut de veille sanitaire), les caractéristiques de personnes infectées (âge, sexe, stade de la maladie au moment du diagnostic, consommation d’alcool…), la progression naturelle de la maladie, la qualité de vie des patients traités ainsi que les coûts associés à ces traitements. Une fois ce modèle mis en place, plusieurs scénarios de dépistage lui ont été appliqués, variant sur la population ciblée par celui-ci :

  • Uniquement les personnes à risque (la situation actuelle),
  • Tous les hommes de 18 à 59 ans,
  • Toute personne de 40 à 59 ans,
  • Toute personne de 40 à 80 ans,
  • Toute personne de 18 à 80 ans (le dépistage dit universel)

A l’issu ce test virtuel, le résultat était clair : en termes de qualité et d’espérance de vie, le dépistage universel apparaissait comme étant la meilleure option. En outre, son coût était acceptable si les patients dépistés qui s’avéraient infectés étaient pris en charge rapidement. S’il était mis en œuvre, un tel dépistage aurait indirectement un effet bénéfique sur l’épidémiologie des cancers du foie en limitant la durée d’exposition au virus et à la maladie chronique du foie qui fait le lit de ces cancers.


R. D.

Source : Un dépistage universel de l’hépatite C coût-efficace en France ; communiqué de presse 1er juillet 2018


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