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CANCER ET COVID-19

CANCER & COVID-19 :
Agissons au plus vite pour les malades

 

Depuis plusieurs mois, nous traversons une crise sanitaire inédite. Pour faire face au triple défi scientifique, sociétal et médical que présente cette pandémie, notre Conseil Scientifique a souhaité lancer fin avril un Appel à projets flash « Cancer et COVID-19 ».
Son objectif : comprendre les interactions entre ce virus et le cancer pour améliorer la prise en charge des patients.

La mobilisation des chercheurs a été bien sûr immédiate face à ce défi de santé publique. Parmi les 89 projets reçus, 10 ont été sélectionnés de façon rigoureuse par les experts de notre Conseil Scientifique. 

 

Eric Solary

Le COVID-19 a soulevé des questions spécifiques en cancérologie qui nous ont poussés à lancer cet Appel à projets flash, comme par exemple :

  • Les défenses naturelles d’un patient atteint de cancer sont fortement sollicitées par sa maladie : comment réagit-on à l’infection par le virus SARS-CoV2 lorsque l’on est ou que l’on a été atteint de cancer ?
  • Certains traitements anticancéreux affaiblissent temporairement les défenses ou les sollicitent fortement : peut-on encore utiliser tous les traitements anticancéreux dans cette période particulière ?
  • Le virus infecte de nombreuses cellules et tissus dans l’organisme : quelles sont les conséquences pour le cancer ? le virus modifie-t-il l’évolution de la maladie et comment ?

Pr Eric Solary, Président du Conseil Scientifique

 

Découvrez les objectifs de ces 10 projets :

1Mieux prévenir la survenue de formes graves de l’infection par le coronavirus SARS-CoV-2 chez les patients atteints de cancer
bande 1L’équipe de Catherine Quantin au CHU à Dijon recherche si des facteurs génétiques et comportementaux seraient associés à l’aggravation de l’infection par le coronavirus SARS-CoV-2 chez les patients atteints de cancer. Cette étude devrait permettre aux autorités sanitaires de disposer des informations essentielles pour élaborer des stratégies de prévention et de prise en charge ciblées des patients atteints de cancer dans le contexte d'une crise sanitaire.
Identifier le profil immunologique des patients atteints de cancer qui seraient les plus à risque de développer une forme grave de l’infection par le coronavirus SARS-CoV-22
Céleste Lebbé et ses collaborateurs, à l’Hôpital Saint-Louis à Paris, identifient, parmi une cohorte de patients suivis pour un mélanome, ceux ayant été infectés par le coronavirus. Puis ils analysent leur profil immunologique et le corrèlent à la pathologie qu’ils présentent. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre les réactions du système immunitaire au cours de l’infection virale et l’impact d’un traitement du mélanome par immunothérapie sur le risque d’aggravation de la maladie Covid-19.bande 2
3Rechercher parmi les patients hospitalisés si certains s’avèrent immunisés contre le SARS-CoV-2
bande 3L’incidence et la sévérité de l’infection par le coronavirus SARS-CoV-2 sont actuellement analysées chez les patients hospitalisés à Gustave Roussy, à Villejuif, ainsi qu’au Centre Léon Bérard, à Lyon. L’équipe de Laurence Zitvogel s’intéresse au suivi immunologique de ces patients atteints de cancers avancés et sous différents traitements dans l’objectif de déterminer si certains d’entre eux sont immunisés contre le SARS-CoV-2.
Développer une immunothérapie à double action antivirale et anti-tumorale4
L’équipe d’Yves Collette, à l’Institut Paoli Calmettes à Marseille, développe une technologie pour évaluer l’efficacité de nouvelles immunothérapies conçues pour agir sur un frein du système immunitaire commun aux cancers agressifs et à l’infection par le coronavirus SARS-CoV2. A terme, l’équipe espère obtenir rapidement un nouveau traitement mobilisant le système immunitaire des patients contre le cancer et l’infection par le coronavirus SARS-CoV-2.bande 4
5Renforcer et sécuriser la chimiothérapie de patients atteints de cancer par un traitement à double action antivirale et antitumorale
bande 5L’équipe de María Moriel-Carretero au Centre de Recherche en Biologie cellulaire de Montpellier a découvert un mécanisme biologique commun au contrôle de la réparation de l’ADN dans les cellules saines et à la réplication du coronavirus. L’équipe de recherche a ensuite identifié des médicaments déjà utilisés pour d’autres pathologies et susceptibles de bloquer ce mécanisme. Avec Caroline Goujon et Olivier Moncorgé à l’Institut de Recherche en Infectiologie de Montpellier, elle évaluera la capacité de ces médicaments à sécuriser la chimiothérapie anti-cancéreuse et à limiter l’infection par le coronavirus.
Démontrer qu’il existe des processus inflammatoires communs entre cancers agressifs et tempête cytokinique au cours de la COVID-19, forme aggravée de l’infection à SARS-CoV-26
L’équipe de Gilles Pagès, à l'Institut de recherche sur le cancer et le vieillissement à Nice, a identifié des processus inflammatoires qui contribuent à l’agressivité de cancers. L’objectif de ce projet est de vérifier si la « tempête cytokinique », forme aggravée de l’infection par le coronavirus SARS-CoV-2, fait intervenir des processus identiques qui permettraient d’identifier les patients à risque d’une évolution défavorable. Il vise aussi à évaluer l’efficacité de médicaments développés contre ces processus pour lutter contre l’infection par le coronavirus SARS-CoV-2 et notamment en cas de cancer du sein, du rein ou des voies aéro-digestives supérieures.bande 2
7Etudier le lien entre l’infection à coronavirus SARS-CoV-2 et les androgènes chez des patients atteints de cancer de la prostate, notamment sous hormonothérapie.
bande 5Une protéine essentielle à la multiplication du coronavirus SARS-CoV-2 et présente en forte quantité dans les cancers de la prostate est régulée par les hormones androgènes. Au sein de l’unité « CANTHER - Hétérogénéité, Plasticité et Résistance aux Thérapies des Cancers » à Lille, l’équipe de Martine Duterque recherche si les androgènes ont un impact sur l’infection virale par le SARS-CoV-2 dans les poumons ou la prostate et s’il existe un lien entre la gravité de l’infection et l’hormonothérapie utilisée en cas de cancer de la prostate.
Evaluer les conséquences médicales, psychologiques et socio-économiques de la pandémie chez les adultes ayant survécu à un cancer pendant l’enfance ou l’adolescence afin de leur proposer une prise en charge plus adaptée.8
Les jeunes adultes ayant survécu à un cancer pendant l’enfance ou l’adolescence souffrent souvent de troubles cardiovasculaires ou pulmonaires et du diabète et ont un risque plus élevé de développer une évolution sévère en cas d’infection par le coronavirus SARS-CoV-2. Afin de leur proposer une prise en charge médicale plus adaptée, Agnès Dumas, chargée de recherche à l’Inserm à Paris évalue leur perception de ce risque, les éventuelles modifications de leur parcours de soin et l’impact des conséquences psychologiques et socioéconomiques de l'épidémie pour ces anciens patients.bande 2
9Identifier les mécanismes d’entrée du coronavirus SARS-CoV-2 chez les patients atteints de cancer des voies aéro-digestives supérieures (VADS) et déterminer s’il s’agit de cibles thérapeutiques communes
bande 5Marie Alexandra Albaret dans l’équipe du Dr Pierre Saintigny au Centre de recherche en cancérologie de Lyon a découvert que la « vimentine » à la surface des cellules est une protéine impliquée dans la formation des cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS). L’objectif de ce projet est de déterminer si la vimentine ou d’autres protéines de surface jouent un rôle dans l’entrée du coronavirus SARS-CoV-2 dans les cellules de la muqueuse des VADS. Il est aussi d’identifier parmi ces protéines celles qui pourraient constituer de nouvelles cibles et permettre le développement de nouveaux traitements.
Etudier les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur la prise en charge et le vécu des patients traités pour un cancer, ainsi que le vécu des soignants.10
La pandémie de COVID-19 a bouleversé la prise en charge des patients traités pour un cancer ou une hémopathie maligne. Le Docteur Audrey Faveyrial a initié une étude pendant le confinement pour documenter les effets de cette crise sanitaire sur les prises en charge et les traitements du cancer. Par ailleurs, cette étude s’intéresse à l’impact psychologique des patients et des personnels soignants durant cette période inédite, mais aussi à distance dans quelques mois. Elle est menée au Centre François Baclesse à Caen et au Centre Henri Becquerel à Rouen.bande 2

 

La Fondation ARC accordera à chacun de ces projets un financement exceptionnel de 50 000 € sur 12 mois, en complément de son soutien aux programmes de recherche déjà engagés en cancérologie.

 

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