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Les cancers du col de l'utérus

Cancers du col de l'utérus : le dépistage

Un suivi gynécologique régulier est recommandé. En effet, c’est au cours d’une consultation avec son médecin que peut être pratiqué le frottis, examen de dépistage des lésions précancéreuses (dysplasies) et du cancer du col de l’utérus, et que peuvent être détectés les signes cliniques précoces du cancer.

Le cancer du col de l'utérus peut être dépisté précocement grâce à l’examen clinique gynécologique.

Le dépistage par frottis cervico-vaginal permet surtout de repérer d’éventuelles lésions précancéreuses afin de les traiter avant qu’elles évoluent vers un cancer du col de l’utérus.

Qui
Les femmes
âgées de 25 à 65 ans
Comment
Frottis cervico-utérin
Quand
Tous les trois ans

Le gynécologue réalise cet examen à l’aide d’une petite brosse ou d’une spatule, grâce à laquelle il prélève un échantillon de cellules au niveau du col de l'utérus et du fond du vagin. Cette technique, très rapide et indolore, permet à un médecin d’observer au microscope les cellules recueillies pour déterminer leur type et leur quantité. Bénéficier régulièrement d’un frottis est le meilleur moyen de repérer des lésions précancéreuses : leur retrait précoce permet ainsi de prévenir le développement des cancers du col de l'utérus. Le frottis cervico-vaginal permet également de détecter des lésions cancéreuses précoces, alors que le cancer du col de l’utérus est par ailleurs le plus souvent asymptomatique. Ainsi, la Haute Autorité de santé (HAS) recommande aux femmes de 25 à 65 ans de se soumettre au frottis tous les trois ans (après deux premiers examens normaux réalisés à un an d’intervalle).

Le suivi gynécologique

Si en France, le suivi gynécologique n'est pas obligatoire (sauf en cas de grossesse), il est recommandé de consulter régulièrement son médecin généraliste ou son gynécologue, dès le début de sa vie sexuelle. En effet, seul un tel suivi permet de détecter ou dépister précocement des anomalies gynécologiques, ainsi que d’éventuelles infections sexuellement transmissibles (IST). Lors d’un examen gynécologique, le médecin introduit dans le vagin un instrument appelé spéculum pour observer la partie supérieure du vagin et du col de l'utérus. Le médecin pratique ensuite un toucher vaginal, qui consiste à palper, par deux doigts introduits dans le vagin et l'autre main posée sur l'abdomen, les organes de la région pelvienne (vagin, col utérin, corps de l'utérus, trompes et ovaires).


Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Dr Patricia Pautier, oncologue médical et du Dr Christine Haie-Meder, radiothérapeute au Comité de gynécologie de Gustave Roussy (Villejuif).


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