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Les cancers du col de l'utérus

Cancers du col de l'utérus : les espoirs de la recherche

Ces dernières années, la recherche a rendu possible de grandes avancées dans le domaine de la prévention, du dépistage et des traitements des cancers du col de l’utérus.

Un nouveau test de dépistage

Il existe aujourd’hui un test qui met en évidence la présence de l'ADN viral des papillomavirus humains dans les cellules du col de l'utérus. Cette technique présente une sensibilité supérieure à celle du frottis mais pose le problème de sa plus lourde technicité. En cas de résultat négatif, ce test permettrait d'affirmer l'absence de risque de développer un cancer du col de l'utérus sur le long terme (au moins 6 ans), rendant ainsi possible un espacement du dépistage en toute sécurité à 3 ans, voire 5 ou 8 ans. La réalisation d'auto-prélèvement est envisageable et permettrait de faciliter le dépistage. Associé au frottis et en complément de la vaccination, le test HPV est déjà approuvé dans d'autres pays comme les États-Unis, les Pays-Bas ou l'Italie. En France, son utilisation est expérimentée dans certains départements.

Les vaccins anti-HPV

La vaccination contre les papillomavirus humains est l’une des grandes avancées dans le domaine de la prévention du cancer de ces dernières années. Cependant, il est actuellement encore difficile d'évaluer en France l'impact de cette vaccination sur l'incidence des cancers du col de l'utérus car la couverture vaccinale est récente et reste insuffisante. En effet, d'après une enquête de l'Institut de veille sanitaire (InVS), en 2011, seulement 29,9 % des jeunes filles de 15 à 17 ans étaient vaccinées avec les trois doses recommandées (45,3 % avec une seule dose7 ). Des mesures énergiques sont à mettre en œuvre pour augmenter la couverture vaccinale et se rapprocher des taux de couverture de certains autres pays européens où plus de 70 % des jeunes filles sont vaccinées.

Les chercheurs poursuivront la surveillance de la population vaccinée afin de répondre à certaines questions : quel sera l'impact à long terme de la vaccination sur la prévention des cancers du col ? La vaccination se révèlera-t-elle aussi efficace chez des femmes déjà infectées par le HPV ? Sera-t-il nécessaire de vacciner aussi les hommes (porteurs potentiels) ? Ces vaccins protègent-ils aussi des autres cancers induits par les HPV ? Les femmes vaccinées devront-elles se soumettre au frottis avec la même fréquence ?

De nouveaux protocoles de chimiothérapie

Un essai clinique est en cours pour valider l’intérêt d’associer une molécule de chimiothérapie déjà utilisée contre le cancer du col de l’utérus et le bévacizumab, une thérapie ciblée déjà autorisée en France pour le traitement de plusieurs cancers à un stade avancé, comme les cancers colorectaux, du sein ou du poumon. Cette molécule est dite anti-angiogénique : elle bloque la formation de vaisseaux sanguins au niveau de la tumeur, ce qui empêche sa croissance. Si les résultats positifs se confirment, il s’agirait de la première thérapie ciblée à augmenter de façon significative l'espérance de vie de patientes atteintes d'un cancer gynécologique.

La Fondation ARC et la recherche sur les cancers du col de l'utérus

La Fondation ARC finance des équipes qui cherchent à comprendre les mécanismes de formation des cancers du col de l’utérus afin d’améliorer leur diagnostic précoce et les traitements de ces cancers. Entre 2008 et 2012, 73 projets ont été soutenus par la Fondation ARC, pour un montant total de plus de 4,8 millions d’euros.

 

Comprendre les mécanismes de formation des cancers du col de l’utérus

Des équipes soutenues par la Fondation ARC travaillent sur les mécanismes à l’origine des cancers du col de l’utérus. Certaines étudient les gènes qui interviennent dans la formation des cancers provoqués par une infection par un papillomavirus humain (HPV). D’autres s’intéressent au développement des tumeurs ou à la formation des métastases. La Fondation ARC a également financé l’acquisition de microscopes de pointe qui rendent possible la visualisation de facteurs impliqués dans la formation des cancers.

 

Améliorer les traitements actuels et développer de nouvelles stratégies thérapeutiques

Des équipes se penchent sur la résistance des cellules cancéreuses aux traitements : elles étudient des protéines présentes à la surface des cellules tumorales impliquées dans la résistance aux chimiothérapies ou le rôle des macrophages, cellules du système immunitaire parfois détournées par les cellules cancéreuses, dans la résistance à la radiothérapie. D’autres chercheurs mettent au point une grille d’analyse pour prédire le développement du cancer du col de l’utérus après infection par un HPV et adapter les traitements en fonction du risque d’évolution du cancer. Les projets soutenus visent aussi à identifier de nouvelles cibles de traitements ou à développer des stratégies thérapeutiques innovantes permettant de mieux cibler les thérapies actuelles.

 

Diagnostiquer et prévenir les cancers du col de l’utérus

Certains projets devraient permettre d’améliorer le diagnostic précoce des cancers du col de l’utérus : le développement de techniques d’imagerie rendrait possible une meilleure caractérisation des tumeurs et l’identification de nouveaux biomarqueurs prédictifs pour les cancers associés aux HPV. Enfin, des équipes travaillent sur la prévention des cancers du col de l’utérus et étudient le risque de développer un cancer après une infection par un HPV ou après la prise de traitements immunodépresseurs.


Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Dr Patricia Pautier, oncologue médical et du Dr Christine Haie-Meder, radiothérapeute au Comité de gynécologie de Gustave Roussy (Villejuif). 


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