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Le cancer colorectal

Cancer colorectal : les espoirs de la recherche

Les chercheurs et les médecins œuvrent chaque jour pour améliorer la prise en charge des cancers colorectaux, notamment pour établir un diagnostic plus précoce, mieux connaître la maladie pour mieux la cibler avec des stratégies thérapeutiques plus précises.

Mieux comprendre pour mieux traiter

Grâce aux progrès technologiques, les scientifiques ont aujourd’hui les moyens d’identifier des facteurs de pronostic, de sensibilité ou de résistance aux traitements.

L’analyse des gènes de la tumeur

L’analyse du génome des tumeurs colorectales peut aider à prédire leur évolution ou leur réponse à certains traitements.

Parallèlement à la recherche d’une mutation des gènes RAS pour déterminer quels patients peuvent bénéficier d’un traitement par cetuximab ou panitumumab, de nouveaux biomarqueurs sont à l’étude pour proposer un traitement complémentaire face à un cancer qui apparaît comme probablement évolutif (comme par exemple la recherche d’anomalies appelées instabilités microsatellitaires, ou MSI) ou pour prédire l’efficacité d’une molécule en particulier (notamment la recherche d’une mutation du gène BRAF pour prédire l’efficacité du cetuximab). Si leur rôle est confirmé, ils permettront de choisir le traitement le plus adapté à chaque patient et à l’inverse, de ne pas traiter ceux qui présentent des facteurs de résistance.
 

Mars bleu


Des tests appelés profils d’expression génomique commencent à faire leur apparition : ils consistent à caractériser l’activité de plusieurs gènes spécifiques dans les cellules tumorales prélevées chez le patient. Ces profils vont permettre d’établir un risque global d’évolutivité de la tumeur spécifique au patient : chaque malade se voit établir un degré de sur-risque ou de sous-risque d’évolution par rapport à une population moyenne de patients atteints de cancer colorectal, ce qui guidera les médecins dans leur choix d’un traitement adapté.

L’étude des tissus après la chirurgie

Par ailleurs, l’étude des bords de la tumeur retirée par chirurgie pourrait apporter de précieuses informations : des études ont en effet montré que moins les lymphocytes (cellules impliqués dans la défense de l’organisme) y sont nombreux, plus la maladie doit être traitée de façon intensive.

Vers des traitements plus efficaces

Une chirurgie plus précise

Grâce aux progrès technologiques, et notamment ceux de la chirurgie mini-invasive et de l’imagerie, il est aujourd’hui possible de proposer un traitement plus précis : qu’il s’agisse de la tumeur initiale ou des métastases, le chirurgien peut aujourd’hui retirer la totalité de la tumeur tout en limitant le retrait des tissus sains environnants. Ces progrès sont essentiels pour limiter les conséquences de la chirurgie.

De nouveaux protocoles, de nouveaux médicaments

Du côté des nouvelles molécules, les anticorps monoclonaux constituent un véritable progrès pour les patients atteints de cancer du côlon métastatique. Des molécules ciblant les voies du VEGF ou de l’EGF, à l’image des thérapies ciblées, sont aujourd’hui disponibles.

Parallèlement, de nouvelles pistes sont explorées afin de développer des médicaments ciblés (voies AKT, MEK…) qui permettront d’attaquer la cellule cancéreuse par d’autres voies que celles aujourd’hui disponibles. Ces recherches ont deux objectifs : trouver des angles d’attaque qui offriraient une efficacité antitumorale supérieure et pouvoir les combiner avec les médicaments existants pour obtenir une meilleure efficacité en évitant l’apparition de résistances.

Le traitement des métastases

Pour améliorer l’espérance de vie des patients, le traitement des métastases est aussi important que celui de la tumeur initiale. Des méthodes médicamenteuses, chirurgicales ou de radiothérapie sont régulièrement testées.

La chimiothérapie intrapéritonéale

Les cancers colorectaux peuvent donner des carcinoses péritonéales, c’est-à-dire un stade métastatique dans lequel la tumeur du côlon s’est disséminée localement dans la cavité abdominale (le péritoine). Une nouvelle méthode, encore à l’essai, permettrait d’améliorer le pronostic de ces malades : il s’agit de la chimiothérapie délivrée par hyperthermie intrapéritonéale. Le principe est de remplir l’abdomen par une chimiothérapie liquide fortement dosée et chauffée à une quarantaine de degrés. Toutes les surfaces immergées sont alors laissées au contact des médicaments anticancéreux pendant plusieurs minutes. Les concentrations utilisées sont bien supérieures à celles par voie intraveineuse et permettent d’apporter une meilleure efficacité. Selon les études conduites jusqu’à présent, cette chimiothérapie réduirait de 40 % le risque de récidive de ces métastases.

Traiter les métastases hépatiques

Les métastases hépatiques qui ne peuvent pas être opérées sont candidates à une méthode de radiothérapie stéréotaxique expérimentale grâce à différents appareils de radiothérapie sophistiqués, qui sont de plus en plus utilisés en France. Il s’agit d’une méthode de radiothérapie de haute précision. Elle permet de focaliser très précisément les rayons sur la tumeur grâce à un robot couplé à un système informatique. Les rayons vont permettre de diminuer le volume de la tumeur. Par rapport à la radiothérapie conventionnelle, ils évitent plus facilement les tissus sains et sont donnés à plus forte dose, ce qui permet de garantir au patient le moins d’effets secondaires possibles et de délivrer une dose plus importante à la tumeur elle-même.

La Fondation ARC et la recherche sur le cancer colorectal

La Fondation ARC finance des équipes qui étudient les mécanismes de formation des cancers colorectaux, développent de nouvelles stratégies thérapeutiques et cherchent à améliorer le diagnostic et la prévention de ces cancers. De 2009 à 2013, 300 projets de recherche sur les cancers colorectaux ont été soutenus par la Fondation ARC pour un montant total de plus de 20 millions d’euros.

 

Mieux comprendre les mécanismes de formation du cancer colorectal

Une grande partie des équipes soutenues par la Fondation ARC travaillent sur les mécanismes de formation et de développement du cancer colorectal. Les chercheurs analysent notamment les anomalies génétiques ou biologiques à l’origine des différentes étapes de la cancérisation : mutations de l’ADN, développement des tumeurs et formation des métastases. Des chercheurs s’intéressent aussi au rôle de l’environnement des tumeurs sur leur croissance, et aux mécanismes mis en place par le système immunitaire pour combattre les cellules cancéreuses. Enfin, des équipes travaillent à l’amélioration de techniques d’imagerie toujours plus performantes afin de mieux comprendre l’ensemble de ces mécanismes.

 

Développer de nouvelles stratégies thérapeutiques et améliorer les traitements existants

Les chercheurs soutenus par la Fondation ARC cherchent à identifier des cibles de traitements pour mettre au point de nouvelles thérapies, ou encore de nouveaux biomarqueurs afin de prédire l’efficacité des traitements existants. D’autres travaillent pour mieux comprendre les résistances aux traitements et pour identifier les moyens de les contourner afin d’améliorer la prise en charge des patients.

 

Améliorer le diagnostic et la prévention des facteurs des cancers colorectaux

Des équipes étudient l’ADN tumoral circulant dans le sang : l’analyse de ce biomarqueur devrait permettre un diagnostic plus précoce des cancers colorectaux. D’autres développent de nouvelles techniques d’imagerie pour améliorer le dépistage et le diagnostic des cancers colorectaux en améliorant la sensibilité de sondes de détection (échographique ou endoscopique à scintillation) ou grâce à l’utilisation de molécules radiomarquées utilisées en imagerie fonctionnelle (PET-scan par exemple). Enfin, la prévention des cancers colorectaux est à l’étude, en particulier le rôle de l’alimentation, de certaines maladies inflammatoires du côlon ou encore de certains virus ou bactéries.


Ce dossier a bénéficié du concours du Pr Michel Ducreux, chef de service d'oncologie digestive à Gustave Roussy.


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