Back to top
Intro donation

Contribuer

à la recherche sur le cancer

Contribuer à la recherche sur le cancer :
Don ponctuel
Don mensuel
Punctual donation buttons
regular_donation

Les cancers du foie

Cancers du foie : les espoirs de la recherche

La recherche se consacre principalement à la mise au point de médicaments capables de mieux contrôler les stades avancés de la maladie. Pour les tumeurs plus précoces, l’objectif est surtout de rendre la greffe de foie plus accessible.

La transplantation

Compte tenu de la pénurie de greffons, des études ont pour objectif d’identifier les patients qui profiteront le plus d’une greffe : ceux pour qui d’autres alternatives thérapeutiques ne sont pas envisageables et dont la maladie hépatique sous-jacente a atteint un stade avancé. D’autres études sont menées en vue d’améliorer la prise en charge des patients en attente de greffe. Une première piste proposant à ces personnes un traitement ablatif local est notamment explorée.

Élargir les options de traitements ablatifs locaux

À côté des méthodes déjà utilisées, d’autres traitements curatifs sont aujourd’hui développés. Deux principales techniques utilisent par exemple la radiothérapie délivrée localement :

  • la radiothérapie externe focalisée à haute dose consiste à délivrer de fortes doses d’irradiation sur le nodule tout en limitant son impact sur la partie saine du foie ;
  • la radioembolisation repose sur le principe de la chimioembolisation, le médicament de chimiothérapie étant remplacé par des microparticules radioactives.

De nouvelles méthodes de destruction percutanée par radiofréquence font également l’objet d’études cliniques : de nouveaux appareillages et sources de destruction (micro-ondes de seconde génération, électroporation irréversible ou IRE…) et la combinaison radiofréquence / chimioembolisation sont notamment des protocoles de traitement mis à l’essai. L’objectif est de parvenir à traiter en particulier les tumeurs les plus volumineuses.

De nouveaux médicaments pour améliorer le contrôle des cancers avancés

À l’heure actuelle, aucune nouvelle molécule de thérapie ciblée ne semble présenter la même efficacité que le sorafénib. Cependant, les essais précliniques et cliniques continuent à tester les nombreuses molécules anti-cancéreuses qui sont développées ces dernières années.

L’immunothérapie est une autre piste étudiée par les chercheurs. Il s’agit de contrer les mécanismes mis en place par la tumeur pour empêcher les défenses de l’organisme de s’attaquer à elle. Les médicaments d’immunothérapie (anti-CTLA4, anti-PD1) seraient alors un moyen d’aider l’organisme à mobiliser ses défenses naturelles contre la maladie.

Les spécificités moléculaires des cancers du foie

Le développement de la biologie moléculaire a permis de comprendre qu’il n’existait pas un cancer du foie mais une multitude de sous-types de cancers du foie. Grâce à un travail de grande ampleur mené par de nombreuses équipes de chercheurs, les sous-groupes d’hépatocarcinomes sont ainsi chaque jour plus finement caractérisés. Cette connaissance est précieuse notamment pour prédire la réponse de chaque groupe aux traitements disponibles et développer de nouvelles stratégies thérapeutiques plus précises en fonction des spécificités moléculaires de chaque tumeur.

La Fondation ARC et la recherche sur les cancers du foie

La Fondation ARC finance des équipes qui étudient la formation des cancers du foie et développent des moyens pour diagnostiquer plus précisément la maladie et améliorer les traitements. De 2010 à 2014, la Fondation ARC a attribué son soutien à 103 projets en lien avec les cancers du foie, pour un montant global de plus de 13,5 millions d’euros.

 

Diminuer les risques

Plusieurs équipes financées par la Fondation ARC s’intéressent aux mécanismes d’action des facteurs de risque connus de cancers du foie. Le rôle de l’infection par les virus des hépatites B ou C dans la transformation de cellules hépatiques en cellules cancéreuses ou encore l’impact de l’obésité, d’une surcharge en fer ou d’une consommation d’alcool excessive sur le métabolisme du foie sont ainsi étudiés de près. Le but de ces travaux est de développer des outils efficaces pour mieux prévenir les cancers du foie. Des chercheurs travaillent par exemple sur la mise au point d’un anticorps pour bloquer l’entrée du virus de l’hépatite C dans des cellules hépatiques et provoquer la destruction des cellules déjà infectées.

 

Identifier les anomalies génétiques et moléculaires

La Fondation ARC contribue à l’effort général sur le séquençage génomique d’un grand nombre de tumeurs hépatiques. L’objectif est d’identifier les altérations génétiques à l’origine de la cancérisation selon les facteurs de risque auxquels sont exposés les patients. Ces informations sont précieuses pour obtenir un diagnostic des cancers du foie à la fois plus précoce et plus précis. Des équipes soutenues par la Fondation ARC étudient également les anomalies moléculaires, issues de ces altérations génétiques, responsables de la prolifération anormale des cellules hépatiques cancéreuses, de la reprogrammation de leur métabolisme, de leur capacité à éviter les attaques du système immunitaire et de la formation des métastases. Il s’agit à terme d’identifier des biomarqueurs prédictifs de la réponse aux traitements ou de nouvelles cibles thérapeutiques.

 

Mettre au point des traitements plus efficaces

La Fondation ARC soutient des projets qui visent à mettre au point des stratégies thérapeutiques ciblées contre les mécanismes biologiques des cancers du foie. L’une d’entre elles repose sur l’utilisation de petites molécules thérapeutiques appelées siRNA. Enveloppées dans des nano-vecteurs, elles seraient administrées au patient grâce à des techniques innovantes de chirurgie mini-invasive guidée par l’image. Enfin, la Fondation ARC soutient les recherches sur les immunothérapies spécifiques contre les cancers du foie. Ainsi une étude pilote menée chez des patients évalue l’efficacité d’une molécule qui permettrait d’attirer sur le site de la tumeur, des cellules immunitaires capables de détruire les cellules cancéreuses.


Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Docteur Jean Faivre, médecin au service d'hépato-gastro-entérologie au CHU de Dijon et Professeur à l'Université de Bourgogne.


Retrouvez-nous
sur les réseaux sociaux