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Les cancers de l'ovaire

Cancers de l'ovaire : les facteurs de risque

Certains comportements et caractéristiques individuels augmentent le risque de survenue de cancers. Dans le cas d’un cancer de l’ovaire, les principaux facteurs de risque identifiés sont l'âge et l'hérédité. Le rôle du cycle menstruel est plus discutable.

L'âge

Les cancers se développent à partir de cellules qui ont accumulé des altérations génétiques (ou mutations) au fil du temps.

Une femme âgée, qui a accumulé un grand nombre de mutations génétiques au cours de sa vie, a plus de risques de développer un cancer de l’ovaire qu’un sujet jeune. Ainsi, l’âge moyen au diagnostic est de 65 ans.


L'hérédité

Certaines des mutations génétiques favorisant la survenue d’un cancer de l’ovaire épithélial peuvent être transmises de façon héréditaire de parent à enfant.

On estime que 5 à 10 % des tumeurs épithéliales de l’ovaire seraient d’origine héréditaire. Dans neuf cas sur dix, la mutation concerne l'un des gènes appelés BRCA1 et BRCA2. Ces gènes sont connus pour augmenter principalement le risque de cancer du sein et de l’ovaire des personnes porteuses : le risque cumulé de développer l’une ou l’autre de ces maladies est alors de 5 % à 30 ans, 35 % à 50 ans et 70 % à 70 ans. Dans une moindre mesure, ces mutations prédisposent aussi au risque de cancer de l’endomètre (corps de l’utérus).

Le dépistage des formes familiales de cancer de l'ovaire épithélial est envisagé chez les personnes pour lesquelles on suspecte une prédisposition génétique, c'est-à-dire lorsqu’un même type de tumeur (ovaire, sein, endomètre) est retrouvé chez plusieurs membres proches de la famille (fratrie, ascendance et descendance directe, parents germains), souvent à un âge précoce (autour de 40-50 ans). Dans ce cas, une consultation d’oncogénétique peut être proposée. Elle est conduite par des médecins spécialistes de la génétique et du cancer. S’ils le jugent pertinents, un test génétique est proposé pour rechercher la mutation suspectée comme étant à l’origine du risque familial.

Si une mutation sur l’un des gènes de prédisposition a été identifiée, une surveillance particulière est proposée à la patiente, suivant un calendrier d'examens rapproché. En pratique, il comporte un suivi régulier à partir de l’âge de 35 ans, avec un examen gynécologique tous les 6 mois et une échographie pelvienne associée à un doppler tous les ans. Si aucune mutation n’est mise en évidence, cela ne signifie pas que le sur-risque n’existe pas car l’occurrence plus importante des cancers dans la famille peut être liée à une altération génétique encore inconnue des spécialistes. Une surveillance adaptée sera proposée au cas par cas.

Les tumeurs germinales de l'ovaire sont également d'origine génétique : elles sont liées à la présence d'une anomalie génétique sur l'un des chromosomes qui portent le patrimoine génétique, le chromosome 12.


Les facteurs hormonaux

L’histoire hormonale de la femme influence le risque de cancer de l’ovaire. En effet, les données épidémiologiques montrent qu’un grand nombre de grossesses, l’utilisation de contraceptifs oraux ou l’allaitement – qui réduisent le nombre d’ovulations durant la vie – semblent diminuer le risque de cancer ovarien.

À l’inverse, une puberté précoce (avant 8 ans), une ménopause tardive (après 55 ans) ou la prise prolongée d’un traitement hormonal substitutif (THS) de la ménopause pourraient augmenter le risque de cancer de l’ovaire.

Enfin, certains environnements professionnels (amiante, industrie automobile, industrie du caoutchouc, agriculture) pourraient exposer les femmes à un léger sur-risque de cancer, mais ces données doivent encore être confirmées par les chercheurs.

Un usage précautionneux des traitements hormonaux substitutifs

Les traitements hormonaux substitutifs (THS) sont prescrits pour atténuer ou prévenir les symptômes de la ménopause (bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, ostéoporose). Ils sont composés d’hormones de synthèse - oestrogènes progestatifs qui suppléent les hormones naturelles. Des études scientifiques ont montré que l’emploi prolongé d’un THS, au-delà d’une durée de cinq ans, multiplie le risque de cancer de l’ovaire par un facteur 1,2 à 1,7. Aussi, les THS sont désormais prescrits au cas par cas, selon le profil et les symptômes de la patiente, et pour une durée inférieure à 5 ans.


Ce dossier a été réalisé avec le concours du Docteur Isabelle Ray-Coquard, oncologue médical au Centre Léon Bérard (Lyon).


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