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Les myélomes multiples

Myélomes multiples : les espoirs de la recherche

Depuis plus de dix ans, d’importants progrès ont permis de mieux comprendre la maladie, d’améliorer les traitements et la survie des patients atteints de myélomes. Aujourd’hui, environ 10 à 15 % des patients, dits à « haut risque », n’ont pas encore tiré bénéfice de ces avancées. Les efforts et espoirs de la recherche portent tout particulièrement sur ces patients.

Poursuivre les avancées dans les traitements médicamenteux

Élargir la prescription des thérapies ciblées

La recherche de nouveaux anticorps monoclonaux qui se fixent spécifiquement sur une protéine présente à la surface de la cellule cancéreuse se poursuit. L’utilisation de ces thérapies ciblées en association, au début de la prise en charge, est en cours d’évaluation, avant même la greffe de cellules souches.

L’espoir des CAR-T cells

Les chercheurs ont mis au point une technique qui consiste à injecter au patient ses propres cellules immunitaires (des lymphocytes T) après qu’elles ont été modifiées génétiquement pour reconnaître la tumeur. Chez certains patients atteints de cancers du sang avancés, l’injection de ces cellules appelées « CAR T » (pour chimeric antigen receptor T cells) a permis de faire disparaître des cellules cancéreuses jusqu’alors résistantes à tous les traitements classiques. Il y a bon espoir que ces cellules puissent un jour être utilisées pour les patients atteints de myélome multiple pour lesquels les traitements actuels ne sont pas efficaces. Aujourd’hui les chercheurs travaillent à identifier les meilleures cibles situées sur la membrane des cellules cancéreuses, par exemple la protéine BCMA, et tentent d’évaluer la faisabilité de cette thérapie.

Identifier les patients qui vont développer un myélome symptomatique

Le myélome multiple peut être précédé d’un stade pré-tumoral, la gammapathie monoclonale de signification indéterminée (GMSI). Cette affection, fréquente dans la population générale (>3 % après 50 ans), peut évoluer, vers un myélome multiple indolent, ou un myélome multiple. Aujourd’hui on ne sait pas précisément identifier les personnes chez qui la GMSI évoluera en myélome. La recherche de marqueurs sanguins et génétiques des plasmocytes est en cours aux États-Unis (étude PCROWD) et un essai va voir le jour en France en 2019 (CARISMM).

Les patients à haut risque d’évolution sont étroitement surveillés et des essais évaluent la pertinence de débuter un traitement précocement.

Mieux prendre en charge les atteintes rénales

Les atteintes rénales du myélome sont multiples et peuvent contraindre certains patients à être dépendants d’une dialyse dont l’impact sur la qualité de vie et la survie est majeur. Dans le cas spécifique d’une néphropathie à cylindres myélomateux, des protéines produites par le myélome se déposent dans les tubules du rein et les détruisent de manière irréversible. L’enjeu est donc d’intervenir le plus précocement possible pour éliminer ces protéines. Un nouvel appareillage de dialyse composé de membranes de très haute perméabilité a été développé dans cet objectif et a été testé dans le cadre d’une étude française : 60 % des patients qui ont bénéficié de cette technique ont pu arrêter la dialyse, contre 37,5 % pour des membranes de dialyse classique.

La Fondation ARC et la recherche sur les myélomes multiples

La Fondation ARC soutient des projets de recherche visant à mieux comprendre les mécanismes biologiques impliqués dans l’apparition des myélomes multiples et dans leur évolution. Ces travaux ouvrent la voie au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques plus efficaces contre ces cancers. Entre 2013 et 2017, 17 projets portant sur les myélomes multiples ont reçu le soutien de la Fondation ARC pour un montant de 1,9 million d’euros.

 

Le myélome multiple : un cancer complexe et hétérogène
La prise en charge des myélomes multiples est d’autant plus difficile que ces tumeurs sont particulièrement hétérogènes sans que nous en connaissions les causes et les raisons. Plusieurs projets soutenus par la Fondation ARC se concentrent sur cette diversité et cherchent à découvrir, parmi leurs caractéristiques biologiques, celles qui pourraient constituer de nouvelles cibles thérapeutiques intéressantes. Une équipe étudiant des molécules d’ARN, qui transportent l’information génétique au sein de la cellule, a ainsi pu en identifier une nouvelle classe qui jouerait un rôle dans l’initiation et le développement de la maladie et serait impliquée dans sa diversité. D’autres équipes s’intéressent plus particulièrement au fonctionnement de certains myélomes porteurs de mutations spécifiques de gènes tels que P53, BCL-B ou MYC et qui favoriseraient le développement de la maladie.

 

Dépasser les résistances et prédire la réponse au traitement
Une autre raison rendant le myélome multiple difficile à soigner est sa grande résistance à la plupart des traitements et tout particulièrement à la radiothérapie, un des traitements principaux de cette maladie. Les chercheurs veulent comprendre ces mécanismes de résistance en identifiant des protéines dont la fonction est modifiée dans les tumeurs et qui pourraient empêcher les cellules tumorales de mourir. En ciblant et bloquant l’action de ces protéines, ils espèrent renforcer l’efficacité des différentes thérapies. Dans le but d’améliorer le traitement des myélomes et la survie des patients, la Fondation ARC soutient également des projets portant sur le développement de nouvelles techniques permettant d’analyser l’ADN des cellules tumorales afin de prédire l’efficacité d’un traitement sur le cancer d’un patient donné. Cette démarche de médecine de précision permettrait de prévenir les résistances potentielles et de proposer au patient le traitement le plus adapté à sa tumeur.

 

Vers de nouvelles thérapies, le rôle du système immunitaire
Des travaux soutenus par la Fondation ARC visent à comprendre comment mobiliser le système immunitaire du patient sur le long terme afin de combattre spécifiquement les myélomes. Les chercheurs ont ainsi pu montrer que les cellules tumorales échappaient à leur élimination par le système immunitaire en l’empêchant de les reconnaître. Ils ont donc étudié les mécanismes nécessaires à cette identification et cherchent désormais à rétablir cette fonction afin de restaurer la capacité des cellules immunitaires à détruire les cellules tumorales. Ces travaux devraient contribuer au développement de nouvelles immunothérapies et permettre d’améliorer la prise en charge des patients en complément des traitements actuels de chimiothérapies et de radiothérapies.


Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Professeur Hervé Avet-Loiseau, médecin à l’Institut universitaire du cancer de Toulouse et du Docteur Benoît Tessoulin, médecin au centre hospitalier de Nantes.


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