Back to top
Intro donation

Contribuer

à la recherche sur le cancer

Contribuer à la recherche sur le cancer :

Contribuer à la recherche sur le cancer :

Don ponctuel
Don mensuel
Punctual donation buttons
regular_donation

Les myélomes multiples

Myélomes multiples : le traitement des symptômes

Le plus souvent, le traitement des symptômes constitue une urgence médicale et il est mis en oeuvre au plus vite, avant de commencer le traitement du myélome. Une fois celui-ci initié, les médecins continuent à rester alertes quant à la prévention des complications du myélome.

Le traitement de l’hypercalcémie

Les conséquences, notamment cardiaques, de l’hypercalcémie (l’excès de calcium libéré dans le sang lors de la destruction de l’os) peuvent être telles que le patient doit être hospitalisé en urgence pour être réhydraté par voie intraveineuse. Cette réhydratation permet de diminuer le taux de calcium dans le sang et d’éliminer le surplus de calcium. Un traitement intraveineux avec des bisphosphonates est également administré afin d’empêcher les mécanismes de destruction de l’os à l’origine de l’excès de calcium dans le sang.

Le traitement des infections

Comme le système de défense de l’organisme est affaibli par la maladie, les personnes atteintes d’un myélome sont plus sensibles aux infections. En cas de fièvre, il est important de s’adresser au plus vite à son médecin car le corps se défend moins bien contre les agressions si bien qu’une infection peut s’aggraver plus vite que chez les personnes en bonne santé. Si l’infection est due à une bactérie, un traitement antibiotique peut être administré. Avant les traitements qui eux-mêmes peuvent altérer le système immunitaire, le médecin va le plus souvent réaliser une vaccination contre la grippe et contre le pneumocoque, une bactérie responsable d’infections fréquentes mais potentiellement graves (otites, sinusites, pneumonies, septicémies, méningites). Si le patient n’est pas à jour des vaccins habituels, un rappel peut être également recommandé. La vaccination antigrippale de l’entourage est une mesure efficace pour éviter que le virus soit transmis au malade.

Le traitement de l’anémie

L’anémie, autrement dit une insuffisance de globules rouges dans le sang, est traitée avec des médicaments qui stimulent la production des globules rouges par la moelle osseuse. Parfois, en cas d’anémie sévère, une transfusion sanguine est nécessaire.

Le traitement de l’insuffisance rénale

Traiter l’insuffisance rénale est primordial car les médicaments utilisés pour soigner le myélome doivent être éliminés par les reins. Il est parfois nécessaire de réaliser une dialyse qui permet de filtrer le sang grâce à une machine. Pour prévenir l’insuffisance rénale, il est recommandé de boire beaucoup d’eau (au moins deux litres chaque jour). Le patient doit informer les médecins qu’il est atteint d’un myélome car certains médicaments sont contre-indiqués : c’est le cas notamment des anti-inflammatoires non stéroïdiens ou encore de certains antibiotiques. De même, certains produits de contraste iodés utilisés pour des examens d’imagerie font courir un risque d’insuffisance rénale aiguë aux patients atteints de myélome.

Le traitement des lésions osseuses

Pour prévenir et réduire les atteintes osseuses, le médecin prescrit des bisphosphonates, administrés par voie intraveineuse ou orale, qui bloquent les cellules chargées de la destruction de l’os causée par le myélome. En cas de fracture, différentes techniques sont possibles. La plus courante est la cimentoplastie. Elle consiste à introduire grâce à une aiguille, sous anesthésie locale ou générale, du ciment au niveau de la lésion. Cette intervention est pratiquée en cas de fracture d’une ou plusieurs vertèbres. Parfois, cette étape est précédée par l’introduction d’un ballonnet au niveau de la lésion. En gonflant, celui-ci redonne à la vertèbre, affaissée sur elle-même au niveau de la fracture, sa forme initiale.
Enfin, des séances de radiothérapie peuvent soulager les douleurs osseuses.


Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Professeur Hervé Avet-Loiseau, médecin à l’Institut universitaire du cancer de Toulouse et du Docteur Benoît Tessoulin, médecin au centre hospitalier de Nantes.