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Les sarcomes des tissus mous et des viscères

Sarcomes des tissus mous et des viscères : les espoirs de la recherche

Les progrès de la recherche ont permis d’améliorer significativement le pronostic de certains sarcomes comme les GIST. Les travaux se poursuivent afin de trouver de nouvelles molécules de thérapie ciblée et de proposer des techniques chirurgicales les plus conservatrices possible. Dans le domaine des sciences humaines, les chercheurs évaluent les diverses modalités de prise en charge des patients.

Développer les thérapies ciblées

Outils clés de la médecine personnalisée qui vise à adapter le traitement en fonction des caractéristiques de la tumeur de chaque patient, les thérapies ciblées sont déjà utilisées pour le traitement de certains sarcomes digestifs notamment les GIST. D’autres thérapies ciblées ont été mises au point ces dix dernières années et les recherches se poursuivent pour trouver de nouvelles cibles dans d’autres types de sarcome.

L’opportunité d’utiliser des molécules antiangiogéniques (en premier lieu, les inhibiteurs du VEGF), qui affament les cellules tumorales en les empêchant de stimuler la fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins, est aussi explorée pour les angiosarcomes.

Si les thérapies ciblées ont engendré un enthousiasme très important dans les premiers temps, l’expérience montre que leur toxicité n’est pas négligeable et que des phénomènes de résistance réduisent fréquemment le bénéfice de ces approches après quelques mois ou années de traitement. Les chercheurs se penchent donc sur le développement de nouveaux protocoles et de nouvelles molécules pour réduire les potentiels effets secondaires et contourner les résistances.

Rendre les traitements plus conservateurs

Certaines recherches visent à augmenter la capacité des traitements à préserver les organes ou les tissus. C’est le cas, par exemple, de la radiofréquence qui consiste à détruire la tumeur grâce à la chaleur. Guidé par l’imagerie, le médecin place au niveau de la tumeur une électrode qui émet des ondes produisant une chaleur supérieure à 60 °C. Autre méthode novatrice de destruction de la tumeur in situ : la cryothérapie, qui consiste à détruire les cellules tumorales par le froid. Il s’agit d’introduire, grâce à un guidage par imagerie (échographie ou IRM), une sonde qui gèle localement les cellules. Ces deux méthodes sont aujourd’hui utilisées pour les récidives locales des sarcomes car dans ce cas, la chirurgie est encore plus délicate et les complications qu’elle entraîne sont plus sévères que celles de l’ablation de la tumeur initiale.

Optimiser la prise en charge

Des études montrent l’importance d’être pris en charge dans un centre de référence dès le début du diagnostic, avant même la biopsie de la tumeur. Réalisée au début des années 1990, une des premières études sur ce sujet a étudié le devenir de patients atteints d’un sarcome des membres ou du tronc. Elle a montré que les patients qui n’avaient pas été adressés à un centre spécialisé présentaient plus de récidive locale.

Aujourd’hui encore, la prise en charge demeure un frein à la guérison. C’est pourquoi des études qui évaluent les pratiques médicales (diagnostic, stratégie thérapeutique, filières et coûts des traitements, suivi des patients) se poursuivent, notamment au sein de l’équipe Évaluation médicale et sarcomes (EMS) du centre Léon Bérard à Lyon. En 2012, cette équipe a conclu qu’une prise en charge chirurgicale conforme aux recommandations nationales diminuait de 66 % le nombre de décès par rapport à des prises en charge non spécifiques. Des progrès sont attendus notamment du côté de la formation des médecins.

La Fondation ARC et la recherche sur les sarcomes

La Fondation ARC permet la mise en œuvre de projets visant à comprendre comment se forment les sarcomes des tissus mous et des viscères afin de connaître leurs spécificités et de développer et évaluer des stratégies diagnostiques et thérapeutiques plus adaptées. De 2010 à 2014, 36 projets en lien avec les sarcomes des tissus mous et des viscères ont reçu le soutien de la Fondation ARC pour un montant global de plus de 8,1 millions d’euros.

 

Comprendre comment se forment les sarcomes

Plusieurs équipes sélectionnées par la Fondation ARC s’attèlent à décrypter les mécanismes biologiques à l’origine de la transformation de cellules saines en cellules de sarcomes, de leur prolifération, dissémination et résistance aux traitements actuels. Ce travail est rendu possible grâce aux données collectées à partir des analyses moléculaires réalisées auprès de patients atteints de sarcomes. D’autres équipes étudient l’impact des mécanismes mis en œuvre pour renouveler le muscle lisse digestif sur la formation des tumeurs gastrointestinales (GIST) ou le rôle du développement des muscles dans la survenue des rhabdomyosarcomes chez l’enfant. Les facteurs associés au risque de sarcomes font aussi l’objet d’études soutenues par la Fondation ARC, tels que l’infection au virus de l’herpès de type 8 à l’origine des sarcomes de Kaposi et les irradiations reçues par les tissus de soutien en marge des tumeurs lors de certains protocoles de radiothérapie.

 

Améliorer le diagnostic des sarcomes pour mieux les traiter

Avec le soutien de la Fondation ARC, plusieurs études visent à identifier des biomarqueurs spécifiques des sarcomes les plus agressifs avec un risque élevé de former des métastases. D’autres projets ont pour objectif de découvrir des marqueurs prédictifs de l’efficacité des traitements afin de pouvoir choisir les stratégies thérapeutiques optimales pour chaque type de sarcome. La Fondation ARC permet ainsi la réalisation d’une étude prospective sur une «signature moléculaire» (un ensemble de caractéristiques génétiques des cellules tumorales )prédictive du bénéfice de la trabectédine, chimiothérapie utilisée contre les sarcomes et tissus mous métastatiques.

 

Des essais cliniques pour obtenir de nouvelles solutions thérapeutiques

La Fondation ARC a choisi de financer* deux essais cliniques de phase I/II évaluant la tolérance et l’efficacité d’une nouvelle thérapie ciblée chez des patients atteints de GIST avancé et d’une chimiothérapie associée à vaccin thérapeutique chez des patients atteints notamment de sarcomes. Par ailleurs la Fondation ARC a contribué au lancement de deux essais cliniques de médecine personnalisée incluant des patients atteints de rhabdomyosarcomes. L’objectif est de valider une nouvelle démarche thérapeutique : prescrire la thérapie ciblée la plus efficace selon les anomalies génétiques identifiées et non plus uniquement selon la localisation et l’analyse histologique des tumeurs.

 

*en partenariat avec l’Institut national du cancer


Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Professeur Isabelle Ray-Coquard, oncologue médical au centre Léon Bérard (Lyon) en charge des cancers ovariens, tumeurs rares et sarcomes.


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