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La consommation d'alcool

Il est désormais bien établi que la consommation d'alcool augmente le risque de cancers, même à dose modérée.

Alcool et cancer

Des substances issues de la dégradation de l'alcool dans l'organisme comme l'acétaldéhyde, sont cancérogènes. L'effet peut aussi être indirect : par exemple, l'alcool facilite l'absorption d'autres cancérogènes (notamment ceux de la fumée de tabac) et augmente anormalement les concentrations d'hormones sexuelles (oestrogènes) dans le sang.

Les boissons alcoolisées sont reconnues cancérigènes par le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC). De nombreux travaux de recherche et d’expertise internationaux ont établi le lien entre une consommation régulière d’alcool et la survenue de cancers chez l’homme et la femme. Il s’agit notamment des rapports élaborés par le réseau mondial du WCRF (World Cancer Research Fund), l’Institut national du cancer (INCa) et le réseau NACRe (Réseau National Alimentation Cancer Recherche).

De quels cancers s’agit-il ?

Sont concernés les cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage et du foie, le cancer colorectal ou encore le cancer du sein chez la femme. L’alcool provoque en outre d’autres maladies graves comme les cirrhoses, les encéphalopathies ou encore les polynévrites.

En France, en 2009, sur les 49 000 décès attribuables à l’alcool, on comptait plus de 15 000 décès par cancer, devant les maladies cardiovasculaires et digestives. D'après une étude publiée en 2013, 10 % des cas de cancer étaient liés à l'alcool : cette proportion est supérieure à 50 % pour les cancers de la bouche et du larynx et monte autour de 80 % pour les cancers du pharynx et de l'œsophage.

Les différentes études sur les relations alcool-cancer n’ont pas mis en évidence de différence de risque en fonction du type d’alcool consommé (vin, bière, apéritifs…). Ce qui compte, c’est la quantité d’alcool total consommée. Et dès le premier verre, le risque de cancer augmente significativement avec la dose, quel que soit le type de boisson.

Comment l’alcool agit-il ?

L’alcool est transformé dans l’organisme en un produit cancérigène, l’acétaldéhyde. L’alcool active aussi la production de radicaux libres qui, présents en excès dans l'organisme, attaquent les cellules. L'alcool abaisse l’activité du système de défense immunitaire, il favorise la pénétration des agents cancérigènes du tabac dans les muqueuses de la bouche ou du pharynx. Concernant le cancer du sein, l’alcool favoriserait son développement en agissant sur des mécanismes hormonaux.

Pour en savoir plus

Limiter sa consommation d'alcool

Il est recommandé de limiter les occasions de boire tout en réduisant la quantité consommée.

Il n'existe pas, selon les autorités de santé, de seuil en dessous duquel l'alcool ne représenterait pas de risque de cancer. Toutes les boissons alcoolisées sont concernées : un verre de vin ou de champagne (10 cl), un demi de bière (25 cl) ou un verre d'alcool fort (3 cl) apportent la même quantité d'alcool. Le risque de cancer est proportionnel à la quantité d'alcool consommée.

Il est recommandé de limiter les occasions de boire tout en réduisant la quantité consommée.

Le saviez-vous ?

Alcool + tabac : la bombe à retardement. L’association du tabac et de l’alcool a un effet synergique sur le risque de cancer du larynx, de l’oesophage ou des voies aérodigestives supérieures : en d‘autres termes, une personne qui consomme régulièrement les deux substances présente un risque de cancer nettement supérieur à la simple addition des risques de chacune des deux substances consommées seules. Ainsi, pour des consommations élevées de tabac (> 2 paquets/jour) ou d’alcool (> 8 verres/jour), le risque de cancer de l’œsophage est multiplié respectivement par 5 et par 18. Lorsqu’une personne combine les deux produits, son risque de cancer est multiplié par 45. 


 


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