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03 juin 2022

Essai SPRING : première phase validée pour une trithérapie face au cancer du poumon

Essai phare de la médecine de précision, initié en 2017 avec le soutien de la Fondation ARC et dans le cadre du consortium WIN, SPRING nous livre ses premiers résultats. Premiers pas d’une trithérapie née grâce à une approche originale d’exploration moléculaire.

Face aux cancers du poumon, les thérapies de précision sont déjà largement utilisées et ont déjà changé la prise en charge de très nombreux patients. En fonction des situations, les oncologues peuvent ainsi prescrire des thérapies ciblées contre le récepteur à l’EGF (un facteur de croissance) anormalement actif dans certaines tumeurs, des inhibiteurs permettant de contrer l’activation d’autres protéines au caractère oncogénique (ALK, ROS1, MET…), des immunothérapies dirigées contre les points de contrôle immunitaire (anti-PD1 ou anti-PDL1)… Mais ces approches ne permettent pas de répondre à toutes les situations. En effet, si certaines mutations ont un impact fort sur la biologie des cellules cancéreuses et constituent des cibles efficaces (comme celles citées précédemment), de nombreux patients ne portent pas de telles mutations « fortes ». Leurs tumeurs sont plutôt porteuses de nombreuses mutations dont les effets individuels ne sont que modérés mais dont l’effet collectif suffit malheureusement à entraîner la croissance tumorale. Dans ces situations, quelle thérapie ciblée proposer ?

C’est pour répondre à cette question que le consortium WIN (pour Worldwide Innovative Network), dont la Fondation ARC est membre et partenaire stratégique, a mis au point une méthode permettant d’identifier des failles à exploiter dans les tumeurs de chaque patient. La démarche repose sur des analyses moléculaires avancées et comparées entre le tissu cancéreux et le tissu sain, un algorithme appelé SIMS (simplified interventional mapping system) attribuant, sur la base de ces données moléculaires, un score à chaque potentielle cible identifiée.

 

Grâce à cette approche, les chercheurs du consortium WIN ont identifié un trio de thérapies susceptible d’avoir un effet notable chez certains patients atteints de cancers du poumon avancés et dont les tumeurs ne seraient pas caractérisées par des anomalies sur l’EGFR ou les protéines ROS1 ou ALK et qui ne répondraient pas aux immunothérapies.

C’est dans ce contexte que s’est inscrit l’essai SPRING, initié en 2017, destiné à tester la sécurité de ce trio, combinant une thérapie ciblée (le palbociclib), une immunothérapie anti-PDL1 (l’avelumab) et un anti-angiogénique (axitinib).

Les résultats de cet essai très préliminaire, mené auprès de 15 patients, sont très encourageants : les doses optimales des trois molécules ont pu être établies et la combinaison a montré un effet sur la croissance tumorale, permettant de constater un bénéfice clinique significatif chez 8 des patients (53%) dont la maladie progressait. Outre ces résultats cliniques, c’est aussi une validation méthodologique qu’apporte cet essai SPRING de phase I : l’analyse moléculaire et l’algorithme SIMS semblent bien capables d’identifier des cibles thérapeutiques pertinentes.

 


R.D.
Source : Solomon, B. et al; A WIN Consortium phase I study exploring avelumab, palbociclib, and axitinib in advanced non-small cell lung cancer; Cancer Medicine; mars 2022


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