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Projet soutenu

Améliorer la prise en charge des myélomes multiples en décryptant le métabolisme des cellules MYC +

À l'Institut pour la Recherche sur le Cancer de Lille (IRCL), le Dr Salomon Manier et son équipe recherchent le talon d’Achille des myélomes multiples dont les cellules cancéreuses surexpriment le gène MYC. Les chercheurs savent déjà que, si la surexpression de ce gène favorise la prolifération des cellules, elle modifie aussi leur métabolisme de base. Dans un premier temps, leur ambition est d’identifier les ressorts moléculaires de ces changements métaboliques pour, dans un second temps, bloquer ces voies et tenter d’enrayer la prolifération des cellules. La Fondation ARC soutient ce projet à hauteur de 50 000 euros sur deux ans.

Contexte et objectif du projet

Le myélome multiple est un cancer de la moelle osseuse qui affecte en majorité des sujets de 65 à 70 ans en moyenne. Actuellement, les traitements permettent de soulager les symptômes et de contrôler la maladie quelques mois ou quelques années, avant que les patients ne rechutent. Le Dr Salomon Manier et son équipe, à l’Institut pour la Recherche sur le Cancer de Lille (IRCL), étudient de nouvelles solutions thérapeutiques qui amélioreraient la prise en charge. Pour cela, ils s’intéressent au fonctionnement des cellules cancéreuses myélomateuses qui, dans 40 à 50 % des cas, surexpriment le gène MYC (MYC+).

Les chercheurs savent que cette surexpression a des répercussions sur le métabolisme des cellules cancéreuses. Elle induit l’activation ou la restriction de certaines voies moléculaires, ce qui permet aux cellules de s’adapter aux contraintes liées au contexte tumoral : prolifération accélérée ou encore modification des ressources nutritives. Le but de l’équipe lilloise est d’identifier ces voies métaboliques et de déterminer si leur blocage, au moins de l’une d’elles, pourrait altérer la survie des cellules cancéreuses.

Dans un premier temps, Salomon Manier et son équipe vont exploiter les bases de données américaines du Dana-Farber Cancer Institute à Boston, constituées à partir de centaines de lignées cellulaires cultivées in vitro. Parmi celles qui surexpriment MYC, de très nombreux gènes ont été inactivés, un à un. L’effet de chacune de ces inactivations peut ainsi être observé et indiquer les gènes qui sont nécessaires à la survie des cellules MYC+. Dans un second temps, Salomon Manier et ses collaborateurs pourront confirmer les indications fournies par les bases de données du Dana-Farber Cancer Institute en reproduisant ces expériences au sein de leur laboratoire, sur des cellules provenant de patients dont le myélome multiple est caractérisé par la surexpression de MYC. L’équipe de Salomon Manier prévoit, parallèlement, d’étudier la fonction de ces gènes qui semblent cruciaux pour la survie des cellules cancéreuses MYC+. Ils identifieront les voies métaboliques dans lesquelles ils sont impliqués et chercheront à faire émerger des cibles thérapeutiques. Enfin, ils testeront l’inhibition de ces voies in vivo dans un modèle de souris chez qui des cellules cancéreuses humaines de myélome multiple seront greffées. Ils utiliseront des molécules chimiques capables de bloquer des protéines impliquées dans ces voies et étudieront l’effet sur la progression du cancer.

Ils espèrent à terme découvrir de nouveaux médicaments potentiels. En outre, le gène MYC est surexprimé dans d’autres types de cancer, poumon, neuroblastome, etc. Ces travaux pourraient donc rayonner au-delà du myélome multiple.

Le porteur du projet

Salomon ManierLe Dr Salomon Manier est médecin et chercheur dans le service d’hématologie du CHU de Lille et responsable d’une équipe de quatre personnes au sein du laboratoire du Pr Quesnel à l'IRCL (équipe 4 de l’unité INSERM UMR-S 1172- Facteurs de persistance des cellules leucémiques). Il a passé quatre ans au Dana-Farber Cancer Institute à Boston où il a travaillé sur les hémopathies lymphoïdes avant de revenir en France pour créer cette équipe. Ses travaux sont destinés à mieux comprendre le fonctionnement des cellules cancéreuses dans le myélome multiple et étudier des marqueurs d’évolution clonale dans les hémopathies lymphoïdes. Son équipe bénéficie des infrastructures de recherche de l’IRCL mais aussi des échantillons de patients pour mener à bien son projet.

Notre soutien

Nous soutenons ce projet à hauteur de 50 000 euros sur deux ans.


A. R.


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