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Projet soutenu

Augmenter la formation des vaisseaux sanguins HEV dans les tumeurs pour faciliter l’élimination de ces dernières

Des études pré-cliniques pour identifier les molécules activatrices des vaisseaux HEV.
Jean-Philippe Girard, Directeur de recherche Inserm à l’Institut de pharmacologie et de biologie structurale de Toulouse et son équipe ont découvert il y a une dizaine d’années la présence de vaisseaux sanguins atypiques dans des tumeurs solides : les vaisseaux HEV. Contrairement aux vaisseaux sanguins classiques, ils favorisent l’arrivée de lymphocytes tueurs dans la tumeur et sont donc une arme potentielle contre celle-ci. Après avoir également découvert comment ces vaisseaux HEV se développent à partir de vaisseaux sanguins classiques, les chercheurs ont décidé de mettre au point une technique pour induire leur formation dans les tumeurs afin de favoriser l’élimination de ces dernières. Nous avons choisi de soutenir ce projet de l’équipe toulousaine à hauteur de 420 000 euros sur trois ans.

Contexte et objectif du projet

Les vaisseaux sanguins HEV (High Endothelial Venule) ont une morphologie particulière qui facilite le passage des lymphocytes : les cellules endothéliales qui tapissent leurs parois sont arrondies au lieu d’être plates et cela fait toute la différence. Ces vaisseaux HEV sont naturellement présents dans les organes lymphoïdes où les lymphocytes doivent circuler facilement pour y rencontrer les cellules immunitaires spécialisées dans la présentation d’agents à éliminer. Mais en 2011, Jean-Philippe Girard, Directeur de recherche INSERM à l’Institut de pharmacologie et de biologie structurale (IPBS), un grand Centre de Recherche du CNRS et de l’Université de Toulouse, et son équipe, découvrent contre toute attente qu’ils sont également présents dans certaines tumeurs solides du sein, de la peau, du côlon, du poumon ou encore des ovaires, alors qu’ils sont normalement absents de ces tissus. Leur présence est néanmoins variable d’un patient à l’autre. Plus ils sont nombreux, plus la quantité de lymphocytes tueurs infiltrés dans la tumeur est élevée et plus le pronostic du patient est bon. En parallèle, Jean-Philippe Girard découvre comment les vaisseaux sanguins HEV se forment au niveau des organes lymphoïdes à partir des vaisseaux sanguins classiques et identifie les étapes et les molécules clés de cette métamorphose. Des comparaisons avec les vaisseaux HEV trouvés dans les tumeurs lui permettent de vérifier la similarité des mécanismes mis en jeu ; il décide alors d’utiliser ces connaissances pour augmenter la formation des vaisseaux sanguins HEV dans les tumeurs, dans l’espoir de faciliter l’arrivée des lymphocytes tueurs et d’augmenter les chances de guérison.

Pour cela, un projet a été initié au sein de son équipe qui travaillera avec des modèles expérimentaux de tumeurs. Il développera et validera des méthodes et des outils permettant d’augmenter la quantité́ de vaisseaux HEV dans ces tumeurs. Cela consistera à identifier des protéines activatrices, étudier les voies d’administration, tester les doses, ou encore savoir à quelle fréquence traiter pour que les vaisseaux restent durablement sous leur forme HEV. L’objectif final est de mettre au point un ou des médicaments candidats pouvant être testés chez l’Homme afin de traiter tout type de tumeur solide.

Le porteur du projet et son équipe

Jean-Philippe GirardJean-Philippe Girard est directeur de recherche INSERM et dirige le laboratoire « Biologie Vasculaire : Cellules Endothéliales, Inflammation et Cancer » de l’IPBS. Il travaille depuis 25 ans sur les vaisseaux sanguins HEV : depuis son post-doc à la Faculté de Médecine d’Harvard aux Etats-Unis pendant lequel il les a étudiés dans les ganglions lymphatiques. Il revient ensuite en France avec cette expertise qu’il développe au sein de l’IPBS. Son laboratoire est aujourd’hui composé d’une douzaine de personnes dont quatre chercheurs et enseignants-chercheurs, des ingénieurs, doctorants et post-doctorants. Jean-Philippe Girard a déjà bénéficié à plusieurs reprises du soutien de la Fondation ARC, en particulier en 2009, pour l’acquisition d’un microscope multi-photon permettant d’observer directement le passage des lymphocytes à travers les vaisseaux HEV. Puis de nouveau en 2011 et 2015. Un soutien qui lui a permis de faire émerger le projet actuel.

Notre soutien

Nous avons choisi de soutenir ce nouveau projet à hauteur de 420 000 euros sur trois ans.


A. R.


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