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Cancers de la prostate : de l’exploration génétique à la découverte de biomarqueurs

Identifier des biomarqueurs moléculaires qui permettront d’orienter au mieux la prise en charge des patients atteints d’un cancer de la prostate, tel est l’objectif du projet mené par Nicolas Barry Delongchamps.

Pour explorer la complexité des tumeurs de la prostate, Nicolas Barry Delongchamps, médecin urologue à l’Institut Cochin, a initié un vaste projet de recherche translationnelle, que nous avons choisi de soutenir pour une durée de deux ans.

Nicolas Barry Delongchamps pose le problème simplement : « un cancer de la prostate est généralement constitué de multiples foyers tumoraux qui évoluent indépendamment les uns des autres et n’ont pas tous la même agressivité ». Derrière ce constat réside un des enjeux majeurs de la prise en charge de ces cancers : leur évaluation initiale. Pour explorer cette complexité, Nicolas Barry Delongchamps, médecin urologue à l’Institut Cochin, a initié un vaste projet de recherche translationnelle, que nous avons choisi de soutenir pour une durée de deux ans.

Comprendre le lien entre une anomalie génétique et l’agressivité tumorale

Avec ses collègues de l’Institut Necker Enfants Malades (INEM, Centre de médecine moléculaire), le chercheur a plus précisément choisi de s’intéresser à une anomalie génétique que l’on retrouve chez plus de la moitié des patients : deux gènes normalement distincts, TMPRSS2 (T) et ETC (E), se trouvent fusionnés suite à un déplacement survenu dans l’ADN des cellules cancéreuses. Mais ce déplacement ne se fait pas toujours de la même manière et ne donne donc pas toujours naissance au même gène de fusion « T-E ». « Notre objectif est de comprendre comment chaque version de la fusion T-E agit sur l’évolution de la maladie ou sur sa sensibilité au traitement » explique le médecin-chercheur. En pratique, la situation est encore un peu plus complexe : chez un patient, les différents foyers tumoraux ne portent pas nécessairement tous la même fusion T-E…

« Notre projet repose en grande partie sur l’imagerie, qui permet d’identifier les différents foyers tumoraux puis de guider la réalisation des biopsies ». Le chercheur fait ici référence à l’IRM multiparamétrique, dont la sensibilité et la spécificité ont ouvert des perspectives considérables dans le diagnostic et le suivi des tumeurs prostatiques. Concrètement, les chercheurs réalisent une biopsie guidée par l’IRM multiparamétrique afin de prélever des échantillons dans chacun des foyers tumoraux des 300 patients que l’étude doit inclure. A partir de ces échantillons ils pourront identifier la fusion exprimée dans chaque foyer tumoral, tout l’enjeu étant alors d’associer cette information à l’évolution de la maladie du patient.

Vers un nouveau biomarqueur moléculaire

Mais l’ambition du projet est aussi d’identifier des biomarqueurs exploitables de façon simple, avant même la réalisation d’une biopsie. En parallèle, ces anomalies génétiques sont donc aussi recherchées dans des prélèvements d’urine, susceptibles de contenir des cellules provenant de la prostate. Les chercheurs doivent alors comparer les résultats obtenus grâce à cette analyse à ceux des échantillons tumoraux. Sont-ils concordants ? L’hétérogénéité qui existe entre les foyers tumoraux est-elle observable dans les urines ?

Si les chercheurs parviennent à établir des liens clairs entre la présence des différentes fusions de gènes et les formes plus ou moins agressives de cancers de la prostate, les médecins pourraient alors disposer d’un outil de précision pour orienter la prise en charge, dès le diagnostic et lors du suivi des traitements.


 


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