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Projet soutenu

Comprendre les mécanismes de coupures chromosomiques

Amandine Touzeau, en thèse dans l’équipe de Sandra Duharcourt à l’Institut Jacques Monod à Paris, contribue à la recherche sur le cancer en travaillant sur un modèle très particulier : un organisme unicellulaire appelé paramécie. Au cours de son cycle de vie, cet organisme connait de profonds remaniements génétiques avec notamment des pertes de morceaux de chromosomes, proches de ceux observés dans de nombreuses cellules cancéreuses. En étudiant ces mécanismes chez la paramécie, Amandine Touzeau espère en apprendre davantage sur ce qui se passe dans les tumeurs. Nous avons soutenu ce projet en finançant sa quatrième année de thèse. A l’occasion d’une présentation de poster lors des Journées Jeunes Chercheurs 2018, Amandine Touzeau a reçu le Prix Hélène Starck de la Fondation ARC.

Contexte et objectif du projet

Il est des modèles d’étude en cancérologie parfois insoupçonnés comme la paramécie. Cet organisme unicellulaire a la particularité de présenter deux noyaux : l’un contenant un génome dit « germinal » transmis de génération en génération et l’autre, un génome « somatique » portant l’information nécessaire à la vie de la cellule. A chaque nouvelle génération, ce dernier est perdu et intégralement reconstitué à partir du génome germinal qui, à l’issue de profonds réarrangements chromosomiques (25% du génome est perdu), permet de former une nouvelle cellule. Ces remaniements font appel, entre autres, à la protéine Spt16, impliquée dans l’organisation de la chromatine (ADN et ses protéines de liaison). Cette protéine est aussi présente chez l’homme, surexprimée en cas de cancer et associée à un mauvais pronostic. En outre, les cellules cancéreuses sont fréquemment caractérisées par des remaniements chromosomiques conduisant à des échanges de morceaux de chromosomes ou encore des duplications ou des pertes de matériel génétique, impliquant le même type de coupures que chez la paramécie. Au cours de sa thèse dans l’équipe de Sandra Duharcourt à l’Institut Jacques Monod à Paris, Amandine Touzeau a étudié, chez ce micro-organisme, les mécanismes physiologiques de coupure de l’ADN et l’action de la protéine Spt16. Son objectif était d’identifier les stratégies de reconnaissance des sites de coupure et les acteurs moléculaires associés, pour mieux comprendre ces événements dans les cellules cancéreuses.

Pour cela, elle a mené différentes expériences consistant à inhiber l’activité de Spt16 chez la paramécie pour en observer les effets. Elle a fait de même avec des protéines de coupures afin d’étudier les conséquences sur l’activité et le comportement de Spt16 et a analysé les autres protéines liées à Spt16. Elle a ainsi constaté que Spt16 facilite le recrutement d’autres protéines nécessaires à ces coupures.

Le porteur du projet

Amandine TouzeauAmandine Touzeau a soutenu sa thèse en septembre après quatre ans dans le laboratoire CNRS/Paris Diderot « régulation épigénétique de l’organisation du génome » de Sandra Duharcourt, basé à l’Institut Jacques Monod, Paris 13. Il s’agit d’une petite équipe de moins de dix personnes, exclusivement dédiée à l’étude de la paramécie, organisme modèle pour l’analyse de nombreux mécanismes cellulaires. Ce doctorat fait suite à un Master en biologie cellulaire et génétique effectué à Versailles- St Quentin.

 

 

Notre soutien

Nous avons permis à Amandine Touzeau d’achever son projet en finançant sa quatrième année de thèse pour un montant de 31 824 euros. A l’occasion de la présentation d’un poster relatant ses travaux lors des Journées Jeunes Chercheurs 2018, elle a reçu le Prix Hélène Starck de la Fondation ARC pour un montant de 1000 euros.


A. R.


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